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Mali: forum sur la crise dans le nord Mali pour "ne pas baisser les bras"

17/05/2012 07:44 EDT | Actualisé 17/07/2012 05:12 EDT

Un forum sur la crise dans le nord du Mali, contrôlé depuis plus d'un mois et demi par des groupes armés, s'est ouvert jeudi à Bamako en présence de partisans et d'opposants du coup d'Etat du 22 mars qui a précipité le pays dans le chaos, a constaté un journaliste de l'AFP.

"Malgré la crise institutionnelle, malgré la partition du pays, nous ne devons pas céder au défaitisme, nous ne devons pas baisser les bras", a déclaré en ouvrant le forum, Tiébilé Dramé, leader du Parti pour la renaissance nationale (Parena) organisateur de la rencontre.

Cette rencontre qui, outre les partis politiques, rassemble des associations, des élus, des experts et des invités étrangers, ambitionne de dégaer des "pistes de solutions" à la crise dans le Nord.

Dans sa lettre d'invitation à y participer, M. Dramé avait relevé que le coup d'Etat du 22 mars ayant renversé le président Amadou Toumani Touré "a accéléré la partition du pays dont les deux tiers sont aujourd'hui occupés par divers groupes rebelles, tant Maliens qu'étrangers, qui imposent à notre peuple leurs lois".

Le putsch a de fait précipité la chute du nord du Mali aux mains de rebelles touareg et de mouvements islamistes armés, dont Ansar Dine (Défenseurs de l'islam) et Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), coupant le pays en deux.

"L'occupation des régions Nord du pays et son cortège de malheurs, d'exactions, de vexations sont une source d'humiliation profonde pour toutes les filles et tous les fils du Mali", selon M. Dramé.

"Il nous semble que ceux qui ont approuvé le coup d'Etat, comme ceux qui l'ont combattu en refusant le fait accompli, doivent se parler pour tracer ensemble les chemins du recouvrement de l'intégrité du territoire national", ajoutait dans sa lettre le leader du Parena (5 députés sur 147 à l'Assemblée nationale).

Ce forum se tient alors que l'impasse politique est totale au Mali: les ex-putschistes gardent une forte influence à Bamako et, bien qu'ayant accepté de rendre le pouvoir à des civils, s'opposent au maintien du président par intérim Dioncounda Traoré, investi le 12 avril, au-delà de 40 jours, soit le 22 mai.

Lundi, le chef de l'ex-junte militaire, le capitaine Amadou Haya Sanogo, avait réclamé l'organisation urgente d'une "convention nationale" pour choisir le président de transition jusqu'à l'organisation prévue d'ici à un an d'un nouveau chef de l'Etat.

Mercredi soir à Abidjan, Diocounda Traoré lui a répondu que ce n'était "pas une solution" pour sortir de la crise.

sd-stb/jpc

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