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L'Iran refuse les pressions internationales en matière de nucléaire (Jalili)

17/05/2012 02:42 EDT | Actualisé 16/07/2012 05:12 EDT

L'Iran refuse "les pressions" et ne "renoncera pas à ses droits" en matière de politique nucléaire, a déclaré jeudi Saïd Jalili, le chef des négociateurs nucléaires, à une semaine de la reprise de négociations avec le groupe 5+1 à Bagdad.

"Si nous participons aux négociations en position de force, c'est grâce à notre résistance (face aux puissances occidentales). Grâce à notre résistance, nous avons défendu les droits du peuple iranien", a déclaré M. Jalili dans un discours diffusé par la télévision d'Etat.

"Le peuple iranien ne renoncera jamais d'un iota à ses droits" en matière nucléaire, a-t-il martelé.

"Je conseille aux responsables occidentaux de ne pas faire d'erreurs de calcul. A Bagdad, nous pouvons négocier pour la coopération sur la base du respect des droits indéniables de l'Iran", a-t-il ajouté.

"Le chemin choisi par notre pays est un chemin sans retour. Ils (les Occidentaux) voulaient empêcher les progrès de l'Iran dans le domaine nucléaire mais ils ont échoué. L'Iran est devenu aujourd'hui un pays nucléaire", a-t-il ajouté.

Les Occidentaux soupçonnent l'Iran de développer, sous couvert de programme nucléaire civil, l'arme atomique, ce que dément formellement Téhéran qui clame son droit à avoir un programme nucléaire civil.

M. Jalili a également répété que les sanctions et les pressions internationales n'affecteraient pas la détermination de l'Iran.

"A ceux qui disaient que le temps est compté pour le dialogue, je réponds: ce qui est compté, c'est le temps pour la politique des pressions contre l'Iran car cette méthode n'a pas donné les résultats" escomptés par les grandes puissances, a-t-il ajouté.

Fin mars, le président américain Barack Obama avait prévenu l'Iran qu'il ne restait plus beaucoup de temps pour résoudre, via la diplomatie, la crise sur le programme nucléaire iranien.

Après la reprise des négociations nucléaires entre l'Iran et le groupe 5+1 (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Grande-Bretagne et Allemagne) à Istanbul, qualifiées de positives de part et d'autres, les deux parties doivent se retrouver le 23 mai à Bagdad pour mettre en place un processus de négociations afin de résoudre la crise.

sgh/vl

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