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Le militant bahreïni en grève de la faim se porte mieux (avocat)

17/05/2012 01:28 EDT | Actualisé 17/07/2012 05:12 EDT

Le militant bahreïni Abdel Hadi al-Khawaja, en grève de la faim depuis plus de trois mois pour dénoncer sa condamnation à la perpétuité, se porte bien mais poursuit sa grève, a annoncé jeudi son avocat, qui a pu le rencontrer.

"Abdel Hadi peut marcher. Il se déplace normalement et il est conscient", a déclaré à l'AFP Me Mohamed al-Jishi, précisant avoir rencontré son client dans la journée, pour la première fois depuis plus d'un mois et demi.

"Il poursuit sa grève de la faim. Il dépend des liquides pour sa survie", a-t-il ajouté. "Son état de santé s'est légèrement amélioré par l'alimentation forcée qu'il reçoit", a-t-il précisé.

Me Jishi a rencontré son client à la prison de Jaw, au sud de Manama, où il a été conduit mardi après être resté des semaines sous observation médicale dans un hôpital militaire.

Cette hospitalisation du militant, qui refuse de s'alimenter depuis le 8 février, avait suscité l'inquiétude de sa famille ainsi que d'organisations de défense des droits de l'Homme et de chancelleries étrangères, qui ont un temps craint pour sa vie lorsqu'il a annoncé s'abstenir aussi de boire.

Le 1er mai, un journaliste de la BBC, qui avait pu rencontrer M. Khawaja, avait rapporté que selon le personnel de l'hôpital, le militant "buvait régulièrement des suppléments nutritionnels".

"Il m'a dit qu'on lui a proposé d'arrêter sa grève de la faim mais qu'il avait refusé. Il a répété qu'il poursuivrait son mouvement jusqu'à sa libération", a déclaré l'avocat.

En juin 2011, un tribunal d'exception avait condamné M. Khawaja et 20 autres opposants, dont sept jugés par contumace, pour complot contre la monarchie.

Sept des accusés avaient été condamnés à la perpétuité et les autres à des peines allant de deux à 15 ans de prison, dans la foulée de la répression d'un mois de protestations populaires animées par des chiites, majoritaires dans ce royaume dirigé par une dynastie sunnite.

Le 30 avril, la justice de Bahreïn a ordonné un nouveau procès devant un tribunal civil. Ce procès doit reprendre le 22 mai.

tm/fc

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