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Le chef de l'opposition syrienne démissionnera dès qu'un autre leader est nommé

17/05/2012 08:46 EDT | Actualisé 17/07/2012 05:12 EDT

Le chef de la principale coalition de l'opposition syrienne, Burhan Ghalioun, a affirmé qu'il était prêt à démissionner dès qu'un autre leader sera nommé, selon un communiqué diffusé jeudi à la suite de critiques liées à sa réélection deux jours plus tôt.

"Je n'accepterai pas d'être le candidat de la division, je ne suis pas attaché à un poste, j'annonce donc que je me retirerai dès que le choix se portera sur un nouveau candidat, soit par consensus ou à travers de nouvelles élections", a indiqué M. Ghalioun, reconduit mardi à la tête du Conseil national syrien (CNS).

Il a toutefois précisé qu'il restera un membre du CNS, "main dans la main avec les jeunes qui luttent, les jeunes de la révolution de la dignité et de la liberté, jusqu'à la victoire", appelant "l'opposition sous toutes ces formes (...) à s'éloigner des divisions".

Cette déclaration intervient quelques heures après que les Comités locaux de coordination (LCC), qui animent la contestation sur le terrain en Syrie, ont menacé de se retirer du CNS, en raison du "monopole" de pouvoir au sein de cette instance.

Le CNS est critiqué notamment pour la grande influence des Frères musulmans en son sein et pour ne pas assez coordonner son action avec les militants sur le terrain.

La réélection de M. Ghalioun a d'ailleurs été critiquée par des militants comme ayant été imposée par les influents Frères musulmans.

Partisan d'une gauche nationaliste arabe, M. Ghalioun avait émergé comme la personnalité capable de rassembler au sein d'un conseil composé de multiples tendances (islamistes, nationalistes, libéraux, indépendants) et adoubée par les Frères musulmans.

Mais, bien que contesté, il a été reconduit à plusieurs reprises faute de consensus en faveur d'un autre opposant, malgré les règles de fonctionnement qui imposent une présidence tournante tous les trois mois.

ram/sw

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