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Deux détenus palestiniens d'Israël poursuivent leur grève de la faim

17/05/2012 08:08 EDT | Actualisé 17/07/2012 05:12 EDT

Deux prisonniers palestiniens détenus par Israël refusent de s'alimenter malgré un accord conclu lundi avec l'administration pénitentiaire pour lever une grève de la faim massive des détenus palestiniens, a-t-on appris jeudi de sources concordantes.

"Les prisonniers Mahmoud Sarsak et Akram Rikhawi sont toujours en grève de la faim", a déclaré à l'AFP un responsable du Club des prisonniers palestiniens sous le couvert de l'anonymat.

Il a affirmé que les deux prisonniers n'avaient jamais cessé leur mouvement, malgré l'accord intervenu lundi qui a mis un terme à la grève de la faim d'au moins un tiers des quelque 4.700 détenus palestiniens d'Israël.

La porte-parole de l'administration pénitentiaire israélienne Sivan Weizman a confirmé que les deux prisonniers refusaient de s'alimenter, mais assuré qu'ils avaient auparavant recommencé lundi comme les autres.

"Ils ont ensuite annoncé qu'ils voulaient continuer leur grève de la faim", a-t-elle indiqué.

"Ils sont tous les deux sous surveillance médicale dans la clinique de la prison de Ramle, près de Tel Aviv, et leur état de santé est bon", a-t-elle ajouté, précisant que Mahmoud Sarsak exigeait d'être reconnu comme "prisonnier de guerre" par Israël.

Akram Rikhawi proteste quant à lui contre son maintien en détention administrative, une disposition controversée héritée du mandat britannique sur la Palestine qui permet l'incarcération sans inculpation ni jugement pour des périodes de six mois renouvelables indéfiniment.

Israël a accédé aux trois principales revendications des prisonniers: levée de la détention illimitée sans jugement, de l'isolement carcéral et autorisation des visites pour les prisonniers originaires de Gaza, en échange d'un engagement signé à "s'abstenir de tout acte de terrorisme" ainsi que de toute nouvelle grève de la faim.

Israël justifie le recours à la détention administrative, qui ne permet pas au suspect l'accès à son dossier reposant sur des renseignements confidentiels, par la nécessité de protéger son réseau d'informateurs, considérés par les Palestiniens comme des "collaborateurs de l'occupant".

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