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Des détenus palestiniens d'Israël poursuivent leur grève de la faim

17/05/2012 10:56 EDT | Actualisé 17/07/2012 05:12 EDT

Au moins deux détenus palestiniens refusaient jeudi de s'alimenter malgré un accord avec l'administration pénitentiaire israélienne pour lever une grève de la faim massive de prisonniers palestiniens, a-t-on appris de sources concordantes.

"Les prisonniers Mahmoud Sarsak, Akram Rikhawi et Mohammad Abdel Aziz sont toujours en grève de la faim", a déclaré à l'AFP une porte-parole du Club des prisonniers palestiniens, Amani Sarahneh.

Mahmoud Sarsak, en détention administrative sans jugement, réclame d'être libéré le 1er juillet mais l'administration pénitentiaire lui a signifié qu'il ne pourrait pas être relâché avant l'expiration de sa période actuelle de détention, fixée au 22 août, a-t-elle précisé.

Les deux autres, qui purgent des peines de prison, réclament leur libération pour raisons médicales, selon Mme Sarahneh, soulignant que M. Aziz était paralysé et en fauteuil roulant.

La porte-parole de l'administration pénitentiaire israélienne, Sivan Weizman a confirmé que Mahmoud Sarsak et Akram Rikhawi refusaient de s'alimenter, malgré l'accord intervenu lundi, qui a mis un terme à la grève de la faim d'au moins un tiers des quelque 4.700 détenus palestiniens d'Israël.

"Ils sont tous les deux sous surveillance médicale dans la clinique de la prison de Ramle, près de Tel Aviv, et leur état de santé est bon", a-t-elle ajouté, sans confirmer le cas de M. Aziz.

Israël a accédé aux trois principales revendications des prisonniers: levée de la détention illimitée sans jugement et de l'isolement carcéral, et autorisation des visites pour les prisonniers originaires de Gaza, en échange d'un engagement signé à "s'abstenir de tout acte de terrorisme" et de toute nouvelle grève de la faim.

La détention administrative, une disposition controversée héritée du mandat britannique sur la Palestine, permet une incarcération sans inculpation ni jugement pour des périodes de six mois renouvelables indéfiniment.

Israël justifie cette pratique, qui prive les détenus d'accès à leur dossier reposant sur des informations confidentielles, par la nécessité de protéger son réseau d'informateurs, considérés par les Palestiniens comme des "collaborateurs de l'occupant".

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