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Conrad Black rompt le silence deux semaines après sa libération

17/05/2012 11:14 EDT | Actualisé 17/07/2012 05:12 EDT

TORONTO - Rompant le silence qu'il avait entretenu depuis sa sortie de prison, l'ex-magnat de la presse Conrad Black a affirmé lors d'une entrevue au réseau anglais de Radio-Canada qu'il n'avait profité d'aucun traitement de faveur pour rentrer au Canada.

Black avait été emprisonné pendant 42 mois dans une institution américaine à la suite d'une condamnation pour fraudes et obstruction envers la justice.

Libéré il y a deux semaines, l'homme a obtenu un permis de séjour temporaire d'un an pour revenir au Canada même s'il avait renoncé à sa citoyenneté en 2001 pour obtenir le titre de lord britannique.

Dans l'extrait de l'entrevue qui sera diffusé lundi soir, Conrad Black a répondu aux critiques qui ont accusé le gouvernement conservateur de lui avoir accordé un traitement spécial.

Le chef de l'opposition, Thomas Mulcair, avait accusé les conservateurs d'avoir offert un traitement préférentiel à un «criminel britannique».

Le premier ministre Harper avait rétorqué que la décision avait été laissée entre les mains des fonctionnaires. Pour sa part, Black a insisté sur le fait «qu'il n'avait jamais eu de contacts directs ou indirects avec quiconque».

Son épouse Barbara Amiel a pour sa part écrit dans la revue Maclean's concernant les derniers jours «stressants» de son mari en prison, disant que celui-ci avait craint que le gouvernement rejette sa demande sous la pression publique. Celui-ci s'inquiétait de sa santé, redoutant d'être victime d'un accident vasculaire cérébral.

Tout en reprenant une vie normale, Black a déclaré qu'il devait se rappeler comment utiliser les services de téléphone à Toronto et conduire une voiture sans clef.

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