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Birmanie: les Etats-Unis vont lever des restrictions aux investissements (responsable)

17/05/2012 01:11 EDT | Actualisé 17/07/2012 05:12 EDT

Les Etats-Unis vont lever certaines restrictions aux investissements en Birmanie malgré la reconduction des sanctions contre ce pays décidée par le président Barack Obama, a expliqué jeudi un haut responsable américain à l'AFP.

"Nous permettrons certains types d'investissement dans les services financiers afin de permettre aux entreprises de faire des affaires en Birmanie", a précisé ce responsable sous couvert de l'anonymat, tout en soulignant que Washington continuerait à imposer des sanctions aux personnes liées à l'ancienne junte.

"Il s'agit d'une reconnaissance des progrès (effectués), il s'agit d'une reconnaissance du fait qu'ouvrir davantage la porte à des échanges économiques entre nos deux pays est important pour soutenir les réformateurs", a-t-il ajouté.

Plus tôt jeudi, le président Obama avait annoncé avoir reconduit pour au moins un an le cadre juridique des sanctions contre la Birmanie en soulignant que les réformes engagées étaient encore à l'état "embryonnaire".

"Le gouvernement birman a fait des progrès dans de nombreux domaines, dont la libération de centaines de prisonniers politiques, le fait de discuter de cessez-le-feu avec plusieurs groupes ethniques armés ainsi qu'avec le principal groupe d'opposition en faveur de la démocratie", a noté M. Obama dans un communiqué expliquant sa décision.

"Les Etats-Unis s'engagent à soutenir les efforts de réforme entrepris par la Birmanie, mais la situation en Birmanie continue à représenter une menace inhabituelle et extraordinaire à la sécurité nationale et à la politique étrangère des Etats-Unis", a ajouté M. Obama, employant l'expression consacrée pour justifier la situation "d'urgence nationale", cadre juridique préalable aux sanctions.

"La Birmanie a effectué des avancées importantes, mais l'ouverture politique est embryonnaire, et nous continuons à être inquiets, notamment au sujet des prisonniers politiques qui subsistent, des conflits en cours, et de graves violations des droits de l'homme" vis-à-vis de certaines ethnies, a encore précisé le président.

Selon le responsable précité, les Etats-Unis souhaitent maintenir le cadre général de ces sanctions pour encourager les réformes, et pouvoir agir rapidement en cas de "rétropédalage" du gouvernement birman.

col-tq/mdm

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