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Assurance-emploi: Ottawa songe à la relocalisation des bénéficaires

17/05/2012 06:26 EDT | Actualisé 17/07/2012 05:12 EDT

OTTAWA - Une nouvelle étude réalisée par le ministère fédéral des Ressources humaines laisse croire que le gouvernement du Canada cherche à convaincre des bénéficiaires de l'assurance-emploi de déménager vers des régions où de nombreux emplois sont disponibles.

Le gouvernement de Stephen Harper a déjà présenté une mesure qui semble obliger les personnes recevant de l'assurance-emploi à accepter des emplois vacants, mais seulement dans leur région de résidence.

Un groupe de consultation, dont les travaux se sont terminés en janvier, a sondé 75 bénéficiaires de l'assurance-emploi, au Québec et dans les provinces de l'Atlantique, pour savoir ce qu'il faudrait qu'on leur offre pour qu'ils acceptent de déménager.

Dans le cadre de la recherche, commandée en juin dernier peu après l'élection du gouvernement conservateur majoritaire, le sondeur devait découvrir «les mesures incitatives qui encourageraient les bénéficiaires de l'assurance-emploi à accepter un emploi qui implique un déménagement».

Sage Research Corp. a rapporté que les personnes sondées à Rouyn-Noranda, au Québec, Corner Brook, à Terre-Neuve-et-Labrador, Miramichi, au Nouveau-Brunswick et Yarmouth, en Nouvelle-Écosse, ont tous réagi positivement à certaines propositions d'ordre financière, dont le remboursement des frais de déménagement ou des frais de voyage pour se rendre à un entretien d'embauche.

Le rapport final a été obtenu par La Presse Canadienne en vertu de la Loi sur l'accès à l'information.

Toutefois, l'étude ne se penchait pas sur le fait que la menace de perdre ses prestations d'assurance-emploi puisse aussi encourager les bénéficiaires à déménager, mais se concentrait sur les mesures financières.

Le débat sur les changements à apporter à l'assurance-emploi a dominé les échanges cette semaine à la Chambre des communes. Le ministre des Finances, Jim Flaherty, a proposé des réformes qui obligeraient, notamment, les bénéficiaires à accepter des emplois moins bien rémunérés qui ne respectent pas leurs expériences et capacités.

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