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Washington nomme un premier ambassadeur au Myanmar en 20 ans

17/05/2012 07:19 EDT | Actualisé 17/07/2012 05:12 EDT
BRENDAN SMIALOWSKI / AFP

Le président des États-Unis, Barack Obama, a nommé jeudi un ambassadeur au Myanmar, en plus de lever certaines restrictions à l'investissement.

La Maison-Blanche confié ce nouveau poste à l'actuel émissaire spécial des États-Unis au Myanmar, Derek Mitchell. Le Sénat devra cependant confirmer le choix de M. Obama.

Cela fait 20 ans que les États-Unis n'ont pas eu d'ambassadeur au Myanmar, maintenant engagé dans des réformes après des années de dictature militaire. Washington avait rappelé son ambassadeur après la répression d'un soulèvement populaire en faveur de la démocratie par la junte militaire, en 1988.

Parallèlement, la Maison-Blanche a indiqué qu'elle levait certaines restrictions aux investissements afin d'encourager les réformes. Un haut-responsable a précisé que le pays allait autoriser « certains types d'investissements dans les services financiers afin de permettre aux entreprises [américaines] de faire des affaires au Myanmar ».

« Le gouvernement birman a fait des progrès dans de nombreux domaines, dont la libération de centaines de prisonniers politiques, le fait de discuter de cessez-le-feu avec plusieurs groupes ethniques armés ainsi qu'avec le principal groupe d'opposition en faveur de la démocratie. », a déclaré le président Barack Obama.

« L'ouverture politique est embryonnaire, et nous continuons à être inquiets, notamment au sujet des prisonniers politiques, des conflits en cours et de graves violations des droits de la personne » à l'endroit des membres de certaines ethnies, a-t-il cependant ajouté.

M. Obama a d'ailleurs reconduit le cadre juridique des sanctions pour au moins un an.

Le gouvernement birman qui a succédé à la junte en mars 2011, mais qui demeure contrôlé par les militaires, a démontré des signes d'ouverture et a permis des progrès en matière de droits de la personne et de démocratie. L'un des signes de cette ouverture a été l'élection de l'opposante birmane Aung San Suu Kyi. Elle avait été placée en résidence surveillée pendant plusieurs années.