NOUVELLES

A l'ONU, Barroso déclare que l'Europe doit "maintenir le cap" de la rigueur

17/05/2012 12:21 EDT | Actualisé 17/07/2012 05:12 EDT

Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a affirmé jeudi à New York que les pays de l'Union européenne devaient "maintenir le cap" de la rigueur tout en réalisant des "investissements ciblés" pour relancer la croissance.

Il s'est déclaré par ailleurs "tout à fait confiant" dans la capacité des pays de la zone euro et de la Banque centrale européenne de "faire tout ce qui est nécessaire pour surmonter les défis actuels", en référence implicite à la crise grecque.

M. Barroso participait à un débat à l'Assemblée générale des Nations unies sur la crise financière mondiale.

Il a affirmé que les pays de l'UE "ne devaient pas relâcher leurs efforts de stabilité" budgétaire. "Nous devons maintenir le cap, sans ignorer cependant l'évolution de la situation économique". "Par bonheur, a-t-il noté, les règles autorisent de s'adapter aux circonstances tout en restant fermement concentrés sur le maintien de finances publiques saines".

Il a incité les pays de l'Union à "créer les conditions de la croissance par des réformes structurelles et des investissements ciblés".

Dans le texte de son intervention distribué à l'avance à la presse, M. Barroso promet que "l'Union européenne fera tout ce qu'il faut" pour garder la Grèce dans la zone euro, tout en avertissant le prochain gouvernement grec - issu des élections du 17 juin - qu'il devra tenir ses engagements envers Bruxelles. Mais, lors de son allocution, il n'a pas prononcé cette partie de son discours.

Il n'a d'ailleurs, à aucun moment, cité nommément la Grèce, se contentant d'évoquer des "difficultés momentanées".

Faute d'accord entre les partis sur la formation d'un gouvernement après les élections du 6 mai, un gouvernement d'intérim a été nommé jeudi en Grèce et aura pour tâche de préparer les nouvelles élections du 17 juin.

Le nouveau scrutin, pour lequel la gauche radicale du mouvement Syriza part largement favorite, a ranimé les inquiétudes sur une sortie du pays de la zone euro si les opposants à l'austérité devaient en sortir renforcés et si la Grèce reniait ses engagements d'ajustement budgétaire et de réformes structurelles.

avz/lor

PLUS:afp