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Soudans: pas de reprise des négociations malgré le délai fixé par l'ONU

16/05/2012 02:24 EDT | Actualisé 16/07/2012 05:12 EDT

Les négociations entre le Soudan et le Soudan du Sud pour tenter de régler sous l'égide de l'Union africaine (UA) les différends légués par la partition n'ont pas repris mercredi, date butoir fixée par une résolution de l'ONU, Juba accusant Khartoum de blocage.

"Nous sommes prêts à reprendre les discussions et nous attendons" une invitation du médiateur de l'UA, l'ancien président sud-africain Thabo Mbeki, avait assuré mardi soir à l'AFP le négociateur en chef sud-soudanais, Pagan Amum.

Mais Khartoum "n'a pas envie de reprendre les pourparlers", avait-il ajouté.

Le ministère soudanais des Affaires étrangères s'est contenté d'annoncer que M. Mbeki devrait venir à Khartoum dans la semaine pour "discuter des détails des négociations, comme le calendrier et l'ordre du jour".

La semaine dernière, le président soudanais, Omar el-Béchir, avait assuré que le Soudan ne négocierait sur aucun dossier avant que soient réglées des questions de sécurité. Les deux pays s'accusent mutuellement de soutenir des rébellions dans les régions frontalières opposées.

Le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté le 2 mai une résolution donnant aux deux Soudans 48 heures pour cesser les combats, sous peine de sanctions, et trois mois pour régler leurs différends, en les enjoignant de reprendre pour cela les discussions le 16 mai au plus tard.

Depuis la partition en juillet 2011, les deux pays ne parviennent pas à s'entendre sur le tracé de la frontière, le partage des revenus pétroliers, la place des citoyens de l'un vivant dans l'autre pays ou encore le statut de zones contestées, comme la province fertile d'Abyei.

Les tensions ont conduit à des combats meurtriers en avril, lorsque l'armée sud-soudanaise a occupé pendant 10 jours la zone frontalière de Heglig, principal site pétrolier soudanais, poussant Khartoum à se retirer des pourparlers.

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