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Sept morts dans une attaque contre une ville du sud de la Libye

16/05/2012 01:48 EDT | Actualisé 16/07/2012 05:12 EDT

Sept personnes ont été tuées mercredi lorsque des hommes armés ont attaqué Ghadamès, une ville du sud libyen proche de la frontière avec l'Algérie et la Tunisie, a annoncé le porte-parole du gouvernement.

"Il y a eu des affrontements dans la ville de Ghadamès. Malheureusement, sept personnes ont été tuées et plus de 20 autres blessées", a déclaré Nasser al-Manaa à la presse, précisant que les combats avaient éclaté à l'aube et s'étaient concentrés autour de l'aéroport.

Six des personnes tuées étaient des assaillants, et le septième un habitant de Ghadamès, une ville située à environ 600 km au sud-ouest de Tripoli.

Ce bilan a été confirmé par un responsable médical local.

M. Manaa n'a pas donné de détails sur l'identité des assaillants, mais assuré que l'armée avait pris position dans la ville et que la situation était désormais sous contrôle, tandis que le ministère de la Santé se chargeait de fournir une assistance d'urgence.

Selon des dirigeants locaux de Ghadamès, les assaillants appartenaient à la communauté des Touaregs [BIEN Touaregs], Libyens à la peau noire accusés d'être des partisans de Mouammar Kadhafi qui ont été violemment chassés de plusieurs villes, y compris Ghadamès, après la chute du dirigeant libyen en 2011.

"Un groupe de Touaregs a bombardé la ville à la roquette, obligeant certaines familles à s'enfuir", a déclaré à l'AFP Saraj al-Din Boubakeur, chef du conseil local.

La ville de Ghadamès, surnommée la "Perle du désert", est classée au patrimoine mondial de l'Unesco.

Selon un autre dirigeant local, des habitants de la ville ont mis le feu à deux maisons et quatre véhicules dans un quartier majoritairement peuplé de Touaregs, dans la foulées des violences.

Un haut gradé de l'armée a exclu l'hypothèse que les troubles aient été déclenchés par des acteurs étrangers ayant pénétré en Libye.

"Nous ne sommes pas informés de l'entrée d'une quelconque partie étrangère" a indiqué le porte-parole de l'arméer Alio al-Cheikhi, soulignant que la zone était surveillée par des patrouilles aériennes régulières.

Il a précisé qu'un comité de réconciliation avait commencé à contacter les communautés concernées dans l'espoir d'apaiser les tensions.

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