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Remaniement du gouvernement palestinien de Salam Fayyad (ministre)

16/05/2012 04:16 EDT | Actualisé 15/07/2012 05:12 EDT

Un nouveau gouvernement palestinien dirigé par le Premier ministre Salam Fayyad doit être investi mercredi soir avec sept nouveaux ministres, a indiqué à l'AFP le ministre du Travail Ahmad Majdalani.

Cette annonce entérine le report sine die de l'application de l'accord de réconciliation entre le Fatah du président palestinien Mahmoud Abbas et le Hamas, qui gouvernent respectivement les zones autonomes de Cisjordanie et la bande de Gaza, prévoyant la constitution d'un gouvernement transitoire de personnalités indépendantes.

"Nous espérons toujours la réconciliation. Mais il faut remanier le gouvernement pour gérer le quotidien de la population", a affirmé M. Majdalani, qui doit être reconduit dans ses fonctions.

"La prestation de serment des membres du gouvernement aura lieu au bureau du président Abbas à 18H00 locales (15H00 GMT)", a-t-il précisé.

Le Hamas, vainqueur des dernières élections législatives palestiniennes, en 2006, qui considère le gouvernement Fayyad comme illégitime, a dénoncé cette décision.

"Cela renforce la division et enracine l'illégitimité dans les institutions palestiniennes. Ce gouvernement est fondé sur la corruption, n'est pas le choix du peuple peuple palestinien et n'a pas la confiance du Conseil législatif" (Parlement), a déclaré à l'AFP un porte-parole du Hamas à Gaza, Fawzi Barhoum.

M. Abbas avait chargé en février 2011 M. Fayyad de former un nouveau gouvernement, mais le projet avait été abandonné en raison de l'accord de réconciliation avec le Hamas le 27 avril 2011.

Selon un responsable du bureau de M. Fayyad, le remaniement portera sur les ministères de la Santé, du Tourisme, de l'Economie nationale, de la Justice, de l'Agriculture, des Transports, et des Télécommunications.

Des changements de dernière minute dans la répartition de ces ministères ne sont pas exclus d'ici la cérémonie d'investiture, a précisé ce responsable.

Les titulaires de plusieurs de ces portefeuilles ont récemment démissionné ou ont été suspendus, notamment pour répondre d'accusations de corruption.

M. Majdalani a confirmé que sept portefeuilles ministériels devaient être redistribués.

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