Rumeurs de loi spéciale : la FECQ en appelle à Jean Charest

RCQC  |  Publication: Mis à jour: 16/05/2012 22:51

Le président de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ), Léo Bureau-Blouin, se dit particulièrement inquiet des rumeurs de projet de loi spéciale, une « décision extrêmement dangereuse qui va menacer encore plus la paix sociale ».

Au cours d'un point de presse, il a soutenu que le gouvernement Charest ne devrait pas utiliser les forces policières pour régler ce conflit, mais plutôt choisir de négocier avec les étudiants. Il croit qu'une loi spéciale ne ferait qu'envenimer la situation, qu'elle créerait plus de tensions et de violence. M. Bureau-Blouin a par ailleurs indiqué que la FECQ avait déjà donné le mandat à ses services juridiques de contester une éventuelle loi spéciale.

La FECQ indique en outre qu'elle a fait une proposition de compromis au gouvernement il y a plus d'une semaine. Sa proposition, dont Radio-Canada a obtenu copie, reprend les grandes lignes de l'entente de principe du 5 mai et en bonifie trois aspects :

  • Les économies réalisées dans le réseau universitaire à la suite d'une analyse des dépenses seraient transférées sur la facture globale des étudiants, pas juste sur les frais afférents, comme le prévoyait l'entente initiale.
  • Les économies seraient réparties de façon égale pour chaque étudiant des réseaux collégial et universitaire plutôt que de s'appliquer aux frais afférents, qui varient d'un établissement à l'autre.
  • Les fédérations étudiantes, si elles l'acceptaient, s'engageraient à en recommander l'adoption à leurs membres.

Proposition de la FECQ

La FECQ a tenu à préciser qu'elle ne négocierait pas sans les autres associations. Ces dernières comptent de leur côté attendre la fin du conseil des ministres pour commenter la situation.

Léo Bureau-Blouin nie un durcissement de ton

Léo Bureau-Blouin a amorcé son point de presse en réagissant aux propos tenus plus tôt par la ministre Michelle Courchesne, qui évoquait un « durcissement de ton » chez ses interlocuteurs. « Je n'estime pas que les étudiants ont durci leurs positions », a-t-il déclaré, disant vouloir faire le point sur des informations véhiculées par le gouvernement du Québec.

« Il est faux de prétendre que les étudiants n'ont jamais été ouverts à des compromis », a estimé M. Bureau-Blouin. Selon lui, les étudiants ont proposé un nombre important de compromis au gouvernement mardi soir, de même que depuis le début du conflit.

« J'ai l'impression que le gouvernement du Québec veut essayer de présenter les étudiants québécois comme étant des gens qui sont fermés d'esprit, qui ne sont pas ouverts au dialogue, alors que selon moi, la réalité est tout autre », a-t-il souligné.

Le président de la FECQ a tenu à envoyer un message au Conseil des ministres. Il a demandé aux ministres libéraux de faire preuve d'ouverture d'esprit, soulignant qu'une « entente négociée est toujours mieux qu'une entente imposée ».

Gabriel Nadeau-Dubois, coporte-parole de la CLASSE, a dit quelques heures plus tôt que l'adoption d'une loi spéciale serait inacceptable. « Ce serait antidémocratique; ce serait ignoble de la part du gouvernement que de forcer un retour en classe par une loi spéciale », a-t-il dit.

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Le président de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ), Léo Bureau-Blouin, se dit particulièrement inquiet des rumeurs de projet de loi spéciale, une « décision extrêmeme...
Publié par Geoffrey Dirat  | 
 
 
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Date de publication  | 
Popularité
06:51 sur 18/05/2012
Même si toutes les conditions gagnantes financières étaient réunies, il doit y avoir des frais de scolarité. Les étudiants ne payent déjà presque rien en comparaison avec les autres provinces ou pays. Ça suffit la gratuité payée par tout le monde.
20:39 sur 17/05/2012
Québec : Sarkozy condamne la répression

Largement critiqué pour avoir reçu en grande pompe le chef Libéral à l'Elysée en 2007, Nicolas Sarkozy s'est exprimé, mercredi dernier, en Conseil des ministres, sur la crise Québécoise. Il a dénoncé une répression brutale et sanglante et a réclamé que l'Union européenne suspende ses relations économiques et financières avec le Québec.
09:30 sur 17/05/2012
On dirait que dans ce débat, impossible d'être nuancé. On se braque: une hausse très importante vs le gel, voire la gratuité. La méthode Charest est brutale, mais les étudiants oublient que les universités manquent gravement de financement, pas seulement du fait de quelques boni ou incompétences administratives. Dans cette proposition, les économies additionnelles éventuelles sont redistribuées pour réduire la facture de tous les étudiants. Me semble qu'ils ne se rendent pas compte qu'il n'y a pas seulement leurs intérêts qui sont en jeu dans les budgets des universités, mais la qualité de l'éducation universitaire, qui pâtit grandement et depuis longtemps. Bien d'accord pour revoir et mieux surveiller l'administration financière, réduire encore la hausse, mais la qualité de la formation a aussi ses exigences financières.
Et c'est bien beau l'esprit démocratique, mais les divers cegeps et universités n'ont pas les mêmes exigences budgétaires . Ayant fréquenté le milieu universitaire depuis plus d'une dizaine d'années, je peux dire que la dégradation y est palpable. Couper les vivres pour que toute économie bénéficie aux étudiants m'apparaît à très courte vue, et procéder du même entêtement que celui du gouvernement: chacun néglige les autres intérêts en jeu que les siens propres.
12:20 sur 17/05/2012
Vous savez, on dit que la méthode de M. Charest est brutale, mais il a quand même vu à beaucoup atténuer les effets de cette hausse qui est sans contredit plus que justifiée. Les dernières conditions qu'il a accordé aux étudiants, soit l'étalement de cette hausse sur 7 ans et les nouvelles conditions, qui permettrons à plus d'étudiants à pouvoir obtenir une bourse, d'une certaine façon les avantages plus que ce qu'ils avaient avant. Sans oublier qu'ils ont maintenant le choix entre rembourser leur prêts étudiants de la façon normale ou, s'ils en ont besoin, opter pour que leur remboursement soit adapté à leur revenus. Tout je que je sais, c'est qu'on aurait bien aimer avoir, nous aussi, les mêmes avantages dans notre temps.
08:09 sur 17/05/2012
S'Ils étaient pour la démocratie ils cesseraient d'alimenter la violence en faisant des menaces a peine voilées et en refusant de comprendre quels sont les fondements de la paix sociale.
On ne peut prétendre discuter avec le gouvernement et continuer a faire de la désobéissance civile. Il y a des canaux de communication ouverts quils agissent de manière responsables pour les garder ouverts en discutant dans nos instances démocratiques au lieu de faire de la casse.
08:50 sur 17/05/2012
Il y en a plusieurs d'entre nous qui, sans supporter les revendications étudiantes ou la réaction gouvernementale, pensent qu'il y a encore une lueur d'espoir d'atteindre un règlement négocié avec les représentants de cette minorité étudiante qui pourrait être bénéfique pour l'ensemble des étudiants et des Québécois.

Pour ça il faut écouter et parler, donc négocier et malgré l'heure tardive, il n'est jamais trop tard pour bien faire. Au lieu d'antagoniser, et je m'adresse aux deux partis, il faudrait comprendre que chacun a son rôle à jouer et qu'on peut atteindre une solution.
12:39 sur 17/05/2012
Les leaders, malgré ce qu'ils prétendent, n'ont jamais accepté de faire quelque compromis que ce soit et aujourd'hui, ils veulent négotier? C'est poutant eux qui disaient très ouvertement qu'ils n'accepterais jamais de discuter avec le gouvernement s'il n'acceptait pas d'annuler la hausse et de discuter de la gratuité scolaire. Ils ont reçu plusieurs offre de compromis qu'ils ont toutes systématiquement refusées. Maintenant, il est trop tard pour la discussion et là dernière solution est celle dont les étudiants pourront dorénavant profiter. Une chose est certaine, c'est qu'ils ne sont pas perdants.

Vous avez raison, il aurait fallu comprendre que chacun avait son rôle à jouer, mais les trois leaders ont toujours refusé de faire les efforts nécessaires et d'accepter de faire des compromis. Il fallait que la situation se règle et seul le gouvernement pouvait le faire. Malgré tout, il l'a fait sans nuire aux étudiants dont la majorité ne désirait qu'une seule chose, continuer leurs cours et sauver leur session. Ils ont obtenu les deux, en plus de conditions plus qu'avantageuses pour eux.
06:14 sur 17/05/2012
Il n'y a pas de sortie de crise possible si on ne crée pas un cadre légal pour encadrer la représentation étudiante, sinon on sera revenu au point de départ.

Donc, on doit s'assurer que les Associations étudiantes sont balisées quant à leur vie légale, leur mode de scrutin, les modes de règlement de plaintes et que l'on forme un organisme provincial qui gère ces Associations et qui participe au comité provisoire à la hauteur de 3 représentants pour TOUTES les associations provinciales et non seulement pour les Associations affiliées aux 4 nommées dans le document de la FECQ.
06:01 sur 17/05/2012
Enfin, la FECQ propose de réduire le poids du gouvernement et des universités dans le «conseil provisoire». On passe de six à quatre recteurs, et l'on conserve quatre présidents d'association étudiante et quatre représentants du milieu syndical. Les représentants des milieux d'affaires et le président du conseil devraient être approuvés par l'ensemble du conseil et non plus seulement désignés par la ministre de l'Éducation.

S'ils veulent gouverner, qu'ils se présente aux élections.

De toute façon, le gouvernemnt Charest sait que les étudiants malgré leurs doléances et leurs cris ne votent pas (regardé le taux de participation des Cegep en grève) ce que Pauline n'a pas compris.
20:43 sur 16/05/2012
Je propose de tirer à la courte paille, c'est pas démocratique mais c'est sans parti pris.
20:12 sur 16/05/2012
Cà fait assez longtemps qu'ils tiennent toute la population et tous les étudiants qui ont toujours voulu retourner à leurs études en otage. Ils croyaient pouvoir dicter au gouvernement toutes leurs exigences et que celui-ci n'avait qu'à s'incliner devant eux et les leur accordées. Ils viennent d'avoir la preuve que quand on joue à faire la mauvaise tête et qu'on n'accepte aucun compromis si celui-ci ne leur accorde pas la gratuité scolaire, et bien, ce n'est pas leur volonté qui compte mais bien celle de la population et du reste des étudiants qui en ont eû plus qu'assez de leurs manifestations, saccages, violence, vandalismes etc.

Si eux ne sont pas contents de cette loi qui s'en vient, la population elle la reçoit avec grande joie et soulagement.