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L'UE autorise une entreprise commune de Total, ENI, Chevron, BP en Angola

16/05/2012 05:36 EDT | Actualisé 16/07/2012 05:12 EDT

La Commission européenne a donné mercredi son feu vert à la prise de contrôle en commun d'une entreprise produisant du gaz naturel liquéfié (GNL) en Angola, par plusieurs géants mondiaux du pétrole.

L'entreprise Angola LNG, contrôlée par le Britannique BP, l'Italien ENI, l'Américain Chevron et le Français Total ainsi que la société angolaise Sonangol, transformera le gaz naturel en GNL et l'exportera dans le monde entier.

Pour la Commission, l'opération ne posera pas de problème de concurrence, "en raison de la part de marché modeste que l'entreprise commune devrait détenir, de la présence de plusieurs concurrents crédibles sur le marché en cause et du maintien des possibilités d'accès des concurrents aux terminaux de regazéification".

En effet, "bien que trois des sociétés mères (Total, ENI et BP) détiennent des droits de capacité dans des terminaux de regazéification de l'Espace économique européen, elles ne seront pas en mesure d'en interdire l'accès aux tierces parties, car le droit de l'UE garantit l'accès des tiers aux infrastructures d'importation de gaz", explique la Commission, gardienne de la concurrence en Europe.

Les parts dans Angola LNG sont réparties comme suit: 22,8% pour Sonangol, 36,4% pour Chevron, 13,6% pour chacune des trois autres parties (BP, Total et ENI).

Lancé en 2007, le projet a nécessité 10 milliards de dollars d'investissements, notamment dans la construction d'une usine de liquéfaction du gaz dans le nord du pays et la commande de sept navires méthaniers à des chantiers navals sud-coréens.

L'Angola espère produire et commercialiser 5,2 millions de tonnes de GNL par an pendant 25 à 30 ans à destination des Etats-Unis, de l'Europe et du Japon.

cel/may/jpc

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