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L'hypertension et la glycémie posent problème sur la planète, affirme l'OMS

16/05/2012 05:29 EDT | Actualisé 16/07/2012 05:12 EDT

GENÈVE - Le quart des humains de 25 ans et moins souffre désormais d'hypertension, et le taux de sucre dans le sang de près d'une personne sur 10 est inquiétant.

La publication des plus récentes statistiques sur la santé humaine de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) comprend pour la première fois des données sur la tension artérielle et le taux de sucre dans le sang, deux facteurs de risque du diabète et de maladies cardiovasculaires.

Parmi les informations dévoilées mercredi, on constate que 29,2 pour cent des hommes et 24,8 pour cent des femmes souffrent d'hypertension, tandis que 9,8 pour cent des hommes et 9,2 pour cent des femmes présentent un taux élevé de sucre dans le sang (hyperglycémie).

Les responsables chargés de colliger les statistiques annuelles en provenance des 194 pays membres de l'agence onusienne affirment que les pays riches ont exporté dans les pays en développement certains de leurs facteurs de risque pour des maladies.

Selon le Dr Ties Boerma, directeur des statistiques sur la santé à l'OMS, l'usage du tabac, la malbouffe et l'inactivité physique «ne sont désormais plus des problèmes que l'on retrouve [uniquement] dans les pays riches».

La montée en popularité du tabagisme et le goût pour des aliments transformés et salés nuisent à des populations qui vivent toutefois plus longtemps.

«La mondialisation, l'urbanisation et le vieillissement de la population sont plus présents partout sur la planète; quatre décès sur cinq attribués aux maladies dites d'affluence ont désormais lieu dans les pays à faible et moyen revenus, a indiqué le Dr Boerma. Il s'agit d'être victime de son propre succès.»

Colin Mathers, coordonnateur des statistiques de l'OMS sur la mortalité et les maladies, dit pour sa part que l'obésité «est en hausse partout», alors même que plusieurs enfants n'ont pas de quoi se nourrir. Dans son plus récent rapport, l'OMS indique que la malnutrition infantile demeure la cause sous-jacente d'environ 35 pour cent de tous les cas de mortalité infantile chez les enfants de moins de cinq ans.

Il y aurait toutefois de bonnes nouvelles, ajoutent MM. Boerma et Mathers.

Le Dr Boerma parle de «progrès majeurs» dans la lutte contre les maladies infectieuses et la malnutrition, alors que la proportion d'enfants trop maigres des pays en développement est passée de 29 pour cent en 1990 à 18 pour cent en 2010.

Le nombre de femmes mortes en couche a reculé de 47 pour cent au cours de la même période, pour atteindre 287 000 morts en 2010, comparativement à 543 000 en 1990. Il s'agit d'une baisse moyenne de 3,1 pour cent par année.

Le taux de mortalité infantile a lui aussi chuté, diminuant de 35 pour cent entre 1990 et 2010, indique l'OMS. Malgré tout, près de 20 pour cent des cas de mortalité infantile chez les enfants de moins de cinq ans, principalement des cas de pneumonie et de diarrhée, pourraient être évités grâce aux vaccins.

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