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Le Québec sur le point de légiférer pour mettre fin au conflit étudiant (médias)

16/05/2012 08:06 EDT | Actualisé 16/07/2012 05:12 EDT

Le gouvernement du Québec s'apprête à présenter une loi d'exception pour mettre fin au conflit étudiant qui secoue le Québec depuis 14 semaines, ont annoncé mercredi soir plusieurs médias.

Le Premier ministre libéral Jean Charest, au pouvoir depuis 2003, doit faire une annonce à ce sujet à 20H15 locales (00H15 GMT), a indiqué la chaîne publique Radio-Canada.

Cette annonce était attendue après des déclarations de la ministre de l'Education, Michelle Courchesne, qui avait rencontré mardi soir les représentants des quatre fédérations étudiantes boycottant les cours en signe de protestation contre une hausse importante des droits de scolarité.

"J'ai senti un durcissement de leur position", avait dit Mme Courchesne mercredi matin, évoquant également une absence de volonté de "compromis" chez les étudiants, des affirmations rejetées par ces derniers.

Disposant d'une courte majorité à l'Assemblée nationale du Québec, le gouvernement veut faire adopter rapidement cette "loi spéciale", qui viserait à forcer le respect des injonctions émises par les tribunaux à l'intention d'étudiants non grévistes qui désirent retourner en classe, alors que le semestre d'études est menacé d'annulation dans plusieurs universités et collèges.

Elle imposerait de lourdes amendes aux étudiants bloquant les entrées des universités et des collèges et aux organisations les représentant.

L'un des dirigeants étudiants, Léo Bureau-Blouin, avait imploré le Premier ministre libéral Jean Charest, au pouvoir depuis 2003, de trouver une sortie négociée au conflit. "Un bon père de famille ne fait pas venir la police chez lui pour régler les problèmes qu'il a avec ses enfants. Un bon père de famille s'adresse à ses enfants et leur parle pour régler la crise", a-t-il affirmé.

"J'ai peur qu'une loi spéciale ne vienne empirer la situation. Ce que je ne souhaite pas", avait déclaré la dirigeante du Parti québécois (opposition officielle, indépendantiste) Pauline Marois en lançant elle aussi un appel contre l'adoption d'une loi spéciale.

Bien que plusieurs milliers d'étudiants soient retournés en classe ces dernières semaines, plus de 130.000 des quelque 425.000 étudiants du cycle supérieur poursuivent la grève.

jl/sj

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