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Le pétrole ouvre en baisse à New York, sous l'effet du dollar fort

16/05/2012 09:45 EDT | Actualisé 16/07/2012 05:12 EDT

Les cours du pétrole ont ouvert en baisse mercredi à New York, à leur plus bas depuis début novembre, sous l'effet de la flambée du dollar et des vives inquiétudes pour la demande énergétique mondiale.

Vers 13H30 GMT, le baril de référence pour livraison en juin cédait 99 cents par rapport à mardi à 92,99 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

L'or noir plie sous le poids "du renforcement du dollar, de la hausse des stocks continue aux Etats-Unis et du ralentissement économique mondial", a résumé Andy Lipow, de Lipow Oil Associates.

Le billet vert se négocie actuellement à des plus hauts en quatre mois face à l'euro, ce qui rend moins attractifs les achats de matières premières libellées en dollars pour les investisseurs munis d'autres devises.

Face aux incertitudes persistantes sur la situation en Grèce - où de nouvelles élections devraient avoir lieu en juin après l'échec mardi de tractations pour la formation d'une coalition - les investisseurs fuient les actifs jugés risqués, comme les matières premières, pour trouver refuge auprès du billet vert.

Le marché "regarde inquiet la situation en Grèce", a dit M. Lipow alors que l'avenir d'Athènes au sein de l'Union européenne et de la zone euro dans son ensemble plombent les perspectives de demande énergétique de la région.

"La Grèce entraîne une plus grande faiblesse de l'euro et fait décoller le dollar", a déploré Matt Smith, de Summit Energy (groupe Schneider Electric).

La demande américaine de brut rendait également les investisseurs fébriles, juste avant la diffusion du rapport hebdomadaire du département américain de l'Energie (DoE) sur les réserves d'or noir du pays, premier consommateur mondiale de pétrole.

Selon les prévisions d'analystes interrogés par l'agence Dow Jones Newswires, le DoE devrait faire état mercredi d'une hausse des stocks de 1,4 million de barils lors de la semaine achevée le 11 mai.

Les stocks américains de brut sont déjà à leur niveau le plus élevé depuis 22 ans, a rappelé M. Lipow.

Les réserves d'essence devraient avoir reculé de 300.000 barils et celles de produits distillés (dont le gazole et le fioul de chauffage) baissé de 200.000 barils.

sab/chr/lor

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