Autre journée de manifs à Montréal pour dénoncer les injonctions

CP  |  Par Publication: Mis à jour: 18/05/2012 08:07

MONTRÉAL - La tension ne fléchit pas dans le conflit étudiant: mercredi matin, des manifestants souvent masqués ont pris d'assaut le pavillon Judith-Jasmin de l'Université du Québec à Montréal (UQAM).

Les contestataires étaient venus dénoncer les injonctions forçant la reprise des cours pour les étudiants en droit.

Les manifestants s'étaient donné rendez-vous vers 9 h 30 à la place Émilie-Gamelin. Une centaine de manifestants a réussi à investir les lieux, scandant «Scab! Scab!». Par la suite jusqu'à 300 personnes se sont massées pour chahuter à l'intérieur de l'université.

Des graffitis représentant des flèches rouges ont été dessinés sur les murs de l'université. Elles indiquaient les directions à prendre pour accéder aux locaux où des étudiants, opposés à la grève, devaient assister à leurs cours.

À plusieurs reprises, des journalistes ont été chahutés. Une tentative de vol d'équipement s'est produite sur un journaliste de la station 98,5 FM, et plusieurs autres journalistes ont été intimidés.

Presque tous les étudiants ont quitté la salle de cours, à l'exception de quelques-uns qui ont tenu tête aux manifestants dans des échanges plutôt musclés. L'enseignant a décidé de quitter les lieux après une dizaine de minutes d'empoignade, selon ce qu'a pu constater un journaliste de La Presse Canadienne sur place.

En après-midi, le Service de police de la ville de Montréal confirmait toujours que l'occupation des lieux se poursuivait. Aucune arrestation n'a eu lieu, mais en raison des nombreux méfaits commis, des enquêtes sont en cours. D'éventuelles arrestations ne sont pas exclues.

Le passage des étudiants était manifeste à l'intérieur: tables renversées, graffitis et divers méfaits matériels.

Des manifestants ont bousculé les étudiants en droit, leur criant des insultes à proximité du visage. Un des protestataires a également pris une étudiante par le bras, la forçant à quitter les lieux.

À Longueuil, le directeur général du cégep Edouard-Montpetit, Serge Brasset, a confirmé la levée des cours pour le jeudi 17 mai. Les employés doivent toutefois se présenter au travail et ils seront les seuls à avoir accès aux lieux.

Dans les cégeps, les cours réguliers ont été suspendus pour la journée de mercredi au Collège de Bois-de-Boulogne, dans le nord de Montréal. La direction du collège a pris cette décision peu après 8 h, après avoir constaté la présence de manifestants devant les entrées principales de l'institution.

Au cégep Ahuntsic, les étudiants réunis en assemblée générale ont quant à eux décidé de poursuivre les moyens de pression et ont adopté la reconduction de la grève dans une proportion de 53 pour cent. Par contre, les cours aux étudiants visés par l'injonction et ceux en soins infirmiers étaient maintenus.

Suivre Du Québec

MONTRÉAL - La tension ne fléchit pas dans le conflit étudiant: mercredi matin, des manifestants souvent masqués ont pris d'assaut le pavillon Judith-Jasmin de l'Université du Québec à Montréal...
MONTRÉAL - La tension ne fléchit pas dans le conflit étudiant: mercredi matin, des manifestants souvent masqués ont pris d'assaut le pavillon Judith-Jasmin de l'Université du Québec à Montréal...
Publié par Jean-Philippe Cipriani  | 
 
 
Les commentaires sont clôturés pour cette entrée.
Afficher tout
Date de publication  | 
Popularité
13:17 sur 17/05/2012
Quand je vois comment la Marois est enragée je suis sure quon est sur la bonne voie.Ses syndicats se feront mettre au pas grace a la loi spéciale. Il n'y AURA PAS d'élection et la CASSE est terminée. En prison les criminels.
Ceux qui sont de bonne foi vont discuter avbec le gouvernement. Ça n'est pas ce qu,elle pronait? Un genre de moratoire de suspention de la grogne et la discussion intelligente? NON elle ne veut pas que ça se règle. ELLE veut des élections et entretenir la grogne grace au concours des syndicats. Rotez du vieux sur avec Arsenault et Acurso et d'autres tinammis de la power corp. on est en voie de résolution malgré la votre tentative de renverser le gouvernement.
p.s.Ceux qui veuelent manifester légalement pourront le faire mais les criminels vont se faire arrêter et les profs sorti du débat.
20:44 sur 16/05/2012
Comment nos policiers font-ils pour domir la nuit, alors qu'ils ont passé la journée à battre nos enfants? HONTEUX!