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Clinton "encouragée" par la nouvelle coalition gouvernementale en Israël

16/05/2012 03:21 EDT | Actualisé 16/07/2012 05:12 EDT

Hillary Clinton a jugé "encourageante" pour le processus de paix l'entrée des centristes israéliens de Kadima dans une coalition gouvernementale dirigée par le Premier ministre Benjamin Netanyahu, dans un entretien publié mercredi dans le quotidien américain USA Today.

"J'ai trouvé encourageant de voir que l'un des principaux buts de cette coalition serait de faire avancer le processus de paix au Proche-Orient", au point mort à l'heure actuelle, a déclaré la secrétaire d'Etat américaine.

Il s'agit de la première réaction publique de la chef de la diplomatie américaine depuis l'annonce la semaine dernière que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le chef de l'opposition Shaul Mofaz avaient scellé un pacte d'union nationale.

Les négociations entre les deux parties, le Likoud de M. Netanyahu et Kadima, ont envoyé "un signal très fort. J'ai parlé au Premier ministre Netanyahu. Il semble déterminé quant à son engagement à poursuivre (le processus de paix) avec les Palestiniens", a confié Mme Clinton au quotidien.

Elle a dit également s'être entretenue avec le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas. "Il est prêt, a-t-il dit, à s'engager sérieusement", rapporte-t-elle lors de cet entretien.

Selon le quotidien israélien Haaretz, M. Netanyahu s'est engagé, dans une lettre remise samedi à Mahmoud Abbas, à établir un Etat palestinien démilitarisé.

Selon un responsable israélien cité par Haaretz, M. Netanyahu appelle à une reprise immédiate des négociations "sans conditions", c'est-à-dire sans arrêt préalable de la colonisation comme l'exigent les Palestiniens, mais ne contient pas de nouvelle proposition.

Un dirigeant de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), a jugé que la lettre ne répond pas aux "problèmes centraux" qui empêchent la reprise des négociations de paix.

Les dernières négociations directes entre Palestiniens et Israéliens, en septembre 2010, ont été rompues à la suite du refus israélien de prolonger un moratoire sur la colonisation en Cisjordanie occupée.

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