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Un retrait français d'Afghanistan fin 2012 met la "pression" sur les alliés (expert)

15/05/2012 12:02 EDT | Actualisé 15/07/2012 05:12 EDT

Un retrait des troupes françaises d'Afghanistan tel que prévu par le président français François Hollande d'ici à la fin de l'année 2012 met la "pression" sur les alliés de l'Otan, a indiqué mardi l'ancien ambassadeur James Dobbins, expert en sécurité nationale.

"Si la France s'en va, cela ne fera pas s'effondrer la mission de l'Otan, mais cela créerait un précédent malheureux et mettrait la pression sur les autres alliés", a estimé lors d'une conférence de presse téléphonique M. Dobbins diplomate sous les administrations de Bill Clinton et George W. Bush et expert au Rand National Defense Research.

M. Dobbins a également indiqué que les membres de l'Otan qui se réunissent dimanche et lundi à Chicago pour un sommet "vont regretter un retrait anticipé de la France. Je pense qu'ils vont probablement lui (François Hollande) demander de revoir" sa position.

Le diplomate qui a été en poste notamment en Afghanistan a dit qu'il serait "intéressant" de voir si la position de M. Hollande serait réaffirmée à Chicago, ou bien s'il y aura "de la place" pour négocier cela. "Je pense que les autres membres de l'Otan vont encourager les Français à revoir cette position ou bien au moins à ralentir le retrait", a-t-il assuré.

M. Hollande a affirmé ces derniers mois son objectif de retirer les troupes combattantes françaises d'ici à la fin 2012, soit deux ans avant le terme prévu de la mission de l'Otan en Afghanistan.

Il a l'intention d'expliquer sa position à l'occasion du sommet de Chicago.

Avec environ 3.400 hommes encore déployés en Afghanistan, essentiellement dans la vallée de la Kapisa (nord-est), la France dispose du 5e contingent étranger dans ce pays, dans le cadre de l'Isaf, la force armée de l'Otan, qui compte au total 130.000 soldats.

emp/sj

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