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Sommet du G20: Le militant torontois Byron Sonne acquitté

15/05/2012 10:26 EDT | Actualisé 15/07/2012 05:12 EDT

TORONTO - Un homme que la police a déjà décrit comme étant un terroriste en herbe a été acquitté mardi des accusations qui pesaient contre lui depuis son arrestation avant le sommet du G20 à Toronto en 2010.

En dépit de sa mésaventure de deux ans, durant laquelle il a passé 11 mois en prison, Byron Sonne, visiblement heureux de la tournure des événements, a déclaré à sa sortie du tribunal qu'il continuerait à «tester» le système.

L'homme de 39 ans avait été arrêté quelques jours avant le sommet de juin 2010. Même si les policiers n'avaient trouvé aucune bombe chez lui, il avait été accusé de possession d'explosifs et de complot en vue de commettre un méfait.

La police soutenait qu'il avait l'intention de combiner les nombreux produits chimiques légaux qu'il possédait afin de créer des explosifs et qu'il avait incité d'autres personnes à escalader ou à abattre la barrière de sécurité de trois mètres érigée autour du site du sommet dans le centre-ville torontois.

Dans son jugement de 87 pages, la juge de la Cour supérieure de l'Ontario Nancy Spies a donné raison à M. Sonne, qui affirmait que les substances saisies à sa résidence auraient pu lui servir à construire des modèles réduits de fusées, son passe-temps préféré, ou être utilisées en camping ou au jardin.

Qualifiant les preuves de la Couronne de «complètement circonstancielles», la magistrate a fait remarquer que Byron Sonne avait ouvertement parlé de son désir de tester le système de sécurité du G20 dans ses échanges sur le Web.

Elle a également rejeté l'argument de la Couronne comme quoi l'homme s'était inventé une passion pour la fuséologie afin de mieux dissimuler ses objectifs.

«Il n'avait aucunement besoin d'un alibi aussi élaboré», a noté Nacy Spies. «Si M. Bonne avait eu besoin d'un alibi, il n'aurait jamais parlé publiquement de son projet.»

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