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NBA - Chris Bosh, nouvelle victime d'un calendrier surchargé

15/05/2012 08:29 EDT | Actualisé 15/07/2012 05:12 EDT

La blessure de l'intérieur du Miami Heat, Chris Bosh, indisponible pour une durée indéterminée à cause d'une lésion aux abdominaux, met une nouvelle fois en lumière les cadences infernales auxquelles sont soumis les joueurs NBA dans une saison raccourcie par le lock-out.

Touché dimanche lors du match 1 du deuxième tour des play-offs face à Indiana, Bosh est venu renforcer une infirmerie déjà bien remplie lors de cette saison qui a proposé aux joueurs pas moins de 66 matches en 124 jours.

"La saison est compressée, il y a beaucoup plus de matches et beaucoup moins d'entraînements et de temps de récupération. C'est très dur", rapporte le meneur de New York, Baron Davis, qui a été l'un de ceux à enchaîner jusqu'à quatre matches en cinq jours lors d'une saison qui a laissé des traces.

"Il ne fait aucun doute que l'usure et la fatigue ont fait des victimes. Et cela ne risque pas de s'arranger pendant les play-offs", estime également l'entraîneur de Philadelphie Doug Collins.

Bosh, qui compose le "Big Three" du Heat avec LeBron James et Dwyane Wade, est déjà le troisième joueur majeur de la sélection américaine sur la touche après Derrick Rose et Dwight Howard, d'ores et déjà forfaits pour les Jeux.

Rose, meilleur joueur de la saison dernière, a définitivement mis le clignotant fin avril à cause d'une déchirure du ligament croisé antérieur du genou gauche, après un exercice miné par les blessures.

Une semaine plus tôt, Howard s'est fait opérer d'une hernie discale.

Si Bosh espère être rétabli pour le tournoi olympique (28 juillet-12 août), son équipe, qui mène 1-0 face à Indiana au deuxième tour des play-offs, doit pour l'instant faire sans lui et ne sait pas si elle pourra récupérer son intérieur All-Star d'ici la fin de la saison.

"La saison doit se prolonger pour que je rejoue", a commenté Bosh, laissant entendre qu'il fera l'impasse au moins sur tout le deuxième tour. "Ce n'est pas drôle mais ça aurait pu être pire", a-t-il ajouté en pensant à Rose et Howard.

Selon le patron de la NBA, David Stern, cette hécatombe, qui concerne par exemple aussi le joueur de New York Iman Shumpert, n'est pas la faute au calendrier. "Cela n'a rien à voir", a-t-il déclaré fin avril à ESPN.

Il a cependant jugé intéressant de commander une étude à ce sujet en fin de saison. Mais la plupart des acteurs ont déjà tiré leur conclusion.

jk/jr

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