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L'Iran qualifie de "constructives" ses discussions avec l'AIEA à Vienne

15/05/2012 06:04 EDT | Actualisé 15/07/2012 05:12 EDT

Les discussions entre l'Iran et l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) ont été "bonnes et constructives", a déclaré le représentant de l'Iran auprès de l'Agence avant d'entamer mardi la seconde journée de dialogue à Vienne.

"Les discussions sont bonnes et constructives. Elles sont sur la bonne voie", a déclaré Ali Soltanieh, cité par l'agence officielle Irna.

L'Iran et l'AIEA ont repris lundi ces discussions nucléaires trois mois après l'échec de deux visites à Téhéran d'inspecteurs de l'Agence, et une semaine avant une réunion avec les six grandes puissances le 23 mai à Bagdad.

Les experts de l'AIEA avaient affirmé s'être vu refuser l'accès au site militaire de Parchin (est de Téhéran), où l'Iran aurait, selon les soupçons de l'Agence, procédé à des tests d'explosion conventionnelle pouvant être applicables au nucléaire, ce que Téhéran dément.

"L'objectif est de trouver un accord sur une approche visant à résoudre les questions en suspens avec l'Iran", a indiqué lundi Herman Nackaerts, chef des inspecteurs de l'AIEA, en soulignant la nécessité de pouvoir "accéder aux personnes, documents, informations et sites" pouvant aider à leur clarification.

En novembre, l'agence avait publié un rapport évoquant une "possible dimension militaire" du programme nucléaire iranien.

M. Soltanieh avait qualifié le rapport de "non-professionnel, déséquilibré, illégal et politisé".

La reprise du dialogue à Vienne est considérée par de nombreux experts comme un test des intentions de l'Iran avant la réunion de Bagdad avec le Groupe 5+1 (Etats-Unis, Chine, Russie, France, Grande-Bretagne et Allemagne).

Cette rencontre, qui fait suite à une reprise de contact jugée positive en avril à Istanbul, doit permettre d'entrer dans le vif du sujet.

La Communauté internationale s'inquiète d'une possible dimension militaire du programme nucléaire iranien, condamné par six résolutions du conseil de sécurité de l'ONU dont quatre assorties de sanctions en dépit des dénégations de Téhéran.

sgh/tp

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