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L'Iran estime qu'une union Ryad-Manama pourrait renforcer la crise à Bahreïn

15/05/2012 02:34 EDT | Actualisé 15/07/2012 05:12 EDT

L'Iran a estimé mardi que le projet de Ryad de former une union avec Manama pourrait renforcer la crise à Bahreïn, faisant fi des avertissements de l'Arabie saoudite qui lui avait demandé lundi de ne pas s'immiscer dans ses relations avec ce petit royaume du Golfe.

"Toute sorte d'intervention étrangère ou (...) (projet) sans respect du vote du peuple ne fera qu'approfondir les blessures existantes", a déclaré le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Ramin Mehmanparast, dans un communiqué publié par des médias iraniens.

"La solution pour résoudre la crise à Bahreïn consiste à porter attention aux demandes légitimes du peuple et à les satisfaire", a-t-il ajouté, réaffirmant ainsi la position iranienne sur ce dossier.

L'Iran "pense que le vrai pouvoir des nations de la région émane des (gouvernements) bénéficiant du soutien de leur peuple", a précisé le porte-parole.

Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Saoud Al-Fayçal, avait averti lundi l'Iran qu'il n'avait pas à s'immiscer dans les relations entre l'Arabie saoudite et Bahreïn.

"L'Iran n'a rien à voir avec ce qui se passe entre les deux pays même si cela évolue vers une union", avait-il déclaré au terme d'un sommet du Conseil de coopération du Golfe (CCG), axé autour d'un projet d'union entre les six monarchies de ce groupe.

Alors que la majorité des membres du Parlement iranien ont "condamné" ce projet, soulignant qu'il allait "renforcer l'unité du peuple bahreïni face aux forces d'occupation" saoudiennes, le prince a vu dans leur lettre "une menace de l'Iran" qui est "inacceptable et inadmissible".

Les relations entre l'Iran chiite et l'Arabie saoudite sunnite se sont nettement tendues depuis le déploiement en 2011 de forces saoudiennes à Bahreïn pour défendre la dynastie sunnite face à un mouvement de révolte de la majorité chiite.

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