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Les leaders étudiants plutôt satisfaits des discussions avec Mme Courchesne

15/05/2012 04:53 EDT | Actualisé 15/07/2012 05:12 EDT

QUÉBEC - Il est trop tôt pour voir se profiler une sortie de crise mais les leaders étudiants sont sortis encouragés de leur rencontre avec la ministre de l'Éducation, Michelle Courchesne, mardi à soir à Québec.

Le gouvernement n'a pas soumis de nouvelle proposition mais l'idée d'un moratoire sur la hausse des droits de scolarité a été soulevée pendant les discussions.

La rencontre a été de courte durée — un peu plus d'une heure — mais ce fut suffisant pour rétablir les «canaux de communication», ont affirmé les représentants des quatre associations étudiantes (FEUQ, FECQ, TACEQ, CLASSE).

«La CLASSE sort de cette rencontre relativement satisfaite des discussions qui ont été assez cordiales avec Mme Courchesne. On a débouché certains canaux de communication qui avaient été bouchés par certaines mésententes avec Mme (Line) Beauchamp, on a recréé les canaux de communication avec Mme Courchesne», a dit l'un des deux porte-parole de la CLASSE, Gabriel Nadeau-Dubois, au sortir de la réunion.

La ministre Courchesne a accepté d'entendre les revendications des leaders étudiants et a promis de soumettre leurs propositions, y compris celle d'un moratoire, au conseil des ministres, mercredi.

«Il y eu un certain nombre de positions consensuelles qui ont été mises de l'avant par les étudiants, entre autres l'idée du moratoire a été soulevée de nouveau, et Mme Courchesne a confirmé que tout cela serait ramené au conseil des ministres. On espère que le conseil des ministres fera preuve d'ouverture d'esprit», a commenté le président de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ), Léo Bureau-Blouin.

Quant à elle, la ministre Courchesne a refusé à l'issue de la rencontre de s'adresser aux nombreux représentants des médias massés devant un édifice à bureaux de Québec. Néanmoins, les leaders étudiants ont relaté qu'elle les avait rassurés sur sa volonté de ne pas annuler la session. Elle aurait aussi rejeté le recours à une loi spéciale et décrié la judiciarisation du conflit.

Selon la coporte-parole de la CLASSE, Jeanne Reynolds, Mme Courchesne a reconnu que les injonctions pour la reprise des cours n'étaient pas la «solution pour régler» le conflit.

Comme ses collègues, la présidente de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ), Martine Desjardins, semblait somme toute optimiste quant à la suite des événements.

«On laisse Mme Courchesne faire rapport au conseil des ministres demain (mercredi) et on reste à Québec pour suivre le tout et assurer un suivi auprès de nos associations (...) On comprend l'urgence de la situation et on comprend que la crise doit se résorber», a-t-elle souligné.

À l'instar des autres associations étudiantes, la FEUQ attend un nouveau coup de fil de la ministre mercredi pour connaître les orientations du conseil des ministres et reprendre les discussions.

Même s'il se fait tard, le gouvernement Charest disait dans la journée écarter pour l'instant la possibilité d'annuler la session dans les cégeps paralysés par le boycott étudiant.

À quelques heures de sa rencontre avec les leaders des quatre associations étudiantes, la ministre Courchesne martelait son désir de «sauver la session» pour que les finissants puissent entrer à l'université en septembre prochain.

À mesure que le temps passe et que le boycott perdure, l'hypothèse d'une annulation de la session est de plus en plus soulevée dans les cercles étudiants. Mais «à ce stade-ci», cette possibilité n'est pas inscrite dans les cartons du gouvernement, a insisté Mme Courchesne.

«Je ne m'inscris pas dans un scénario d'annulation, je m'inscris dans un scénario où ces sessions seront sauvées», a-t-elle dit lors de la période de questions, mardi à l'Assemblée nationale.

Outre les leaders étudiants, la ministre a aussi rencontré mardi les dirigeants des cégeps et les recteurs d'universités. Elle présentera mercredi un rapport verbal de ses discussions au conseil des ministres, qui lui, selon ses dires, «prendra les décisions qui s'imposent».

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