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Le taux de participation aux législatives en Syrie atteint 51,26% (officiel)

15/05/2012 03:48 EDT | Actualisé 14/07/2012 05:12 EDT

Le taux de participation aux élections législatives du 7 mai en Syrie, organisées en pleine violence dans le pays, a atteint 51,26%, a annoncé mardi le chef de la Commission électorale.

Ce scrutin, tenu alors que les troupes du régime de Bachar al-Assad continuent de réprimer dans la sang la révolte populaire, a été qualifié de "farce" par l'opposition qui l'a boycotté et a été raillé par la communauté internationale.

Au total, sur plus de 10.118.000 électeurs appelés aux urnes, plus de 5.186.000 votes ont été exprimés afin de pourvoir les 250 sièges à l'assemblée, a déclaré Khalaf al-Azzaoui lors d'une conférence de presse à Damas retransmise en direct à la télévision d'Etat, affirmant que le scrutin s'était déroulé "en toute transparence et démocratie".

M. Azzaoui a ensuite lu la liste des noms des candidats élus par circonscription, se refusant à donner leur affiliation politique. Il a précisé que 30 femmes avaient été élues, se félicitant de ce chiffre.

Interrogé sur la participation dans les zones les plus touchées par le conflit, notamment Homs (centre) et Idleb (nord-ouest), M. Azzaoui s'est également refusé à détailler la participation par région.

Il a par ailleurs justifié le délai d'une semaine écoulé entre les élections et l'annonce des résultats par le fait qu'une quinzaine de circonscriptions ont été appelées à revoter après des fraudes.

A travers le pays, en proie depuis mars 2011 à un mouvement de contestation qui s'est militarisé, 7.195 candidats étaient en lice pour siéger au Parlement qui devrait adopter une série de réformes promises par le chef de l'Etat.

Les législatives, initialement prévues en septembre 2011, avaient été reportées en raison de ces réformes annoncées dans la foulée de la contestation.

Parmi elles figure la nouvelle Constitution, adoptée en février par référendum, qui abolit la suprématie du parti Baas au pouvoir depuis un demi-siècle à Damas mais maintient de larges prérogatives pour le chef de l'Etat.

Neuf partis ont été créés depuis et homologués, dont sept sont en lice pour le scrutin.

Damas a promis que ces législatives, les troisièmes depuis l'accession au pouvoir de M. Assad en 2000 à la mort de son père, seraient "libres et transparentes".

Lors des dernières élections en avril 2007, le Front national progressiste (FNP) --coalition de partis dirigée par le parti Baas au pouvoir-- avait remporté sans surprise la majorité des 250 sièges du Parlement.

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