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Le pétrole finit en baisse à New York, pénalisé par la flambée du dollar

15/05/2012 03:07 EDT | Actualisé 15/07/2012 05:12 EDT

Les cours du pétrole ont fini en baisse mardi à New York dans un marché fatigué par l'incertitude en Grèce, où de nouvelles élections vont être organisées face à l'impossibilité de former un gouvernement, ce qui a plombé les cours de l'euro et fait flamber le dollar.

Le baril de référence pour livraison en juin a cédé 80 cents par rapport à lundi à 93,98 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

Après avoir brièvement ouvert en hausse, les cours de l'or noir sont passés en territoire négatif à l'annonce de l'échec des négociations en Grèce sur la constitution d'un gouvernement de technocrates.

La Grèce "retourne hélas aux élections", a annoncé le dirigeant socialiste Evangélos Vénizélos, à l'issue d'une réunion cruciale avec quatre autres chefs de partis.

"Les problèmes (politiques à Athènes) donnent le tournis au marché", a noté Tom Bentz, de BNP Paribas.

Conséquence directe de ce nouvel épisode dans le dossier de la crise de la dette en Europe, l'euro "a une fois encore enregistré une énorme baisse", a-t-il souligné.

De fait, les investisseurs, se détournant des placements jugés risqués, comme les matières premières, ont privilégié les valeurs refuges, comme la devise américaine.

Or un billet vert fort rend moins attractifs les achats de matières premières libellées en dollar, dont l'or noir, pour les investisseurs munis d'autres devises.

Le marché pétrolier a toutefois cherché à rester positif: "Au moins, la zone euro n'a pas de récession à deux chiffres", a remarqué Rich Ilczyszyn, analyste chez iiTrader.com.

L'Union monétaire est même parvenue à éviter la récession. Selon une première estimation, la zone euro a enregistré une croissance nulle (0,0%) au cours des trois premiers mois de l'année, après une baisse de son PIB de 0,3% au trimestre précédent.

Ceci notamment grâce à l'Allemagne qui a une nouvelle fois rappelé son statut de première économie européenne en annonçant un rebond de 0,5% de son produit intérieur brut (PIB) au premier trimestre 2012. Les économistes s'attendaient à une hausse de seulement 0,1%.

Toutefois, pour Phil Flynn, de PFG Best, "le marché pétrolier n'est toujours pas convaincu que la reprise économique soudaine en Allemagne puisse être viable quand la Grèce et la France semblent vouloir se diriger vers une auto-destruction économique".

Si les tensions géopolitiques se sont retrouvées au second plan ces derniers temps, après avoir dopé les cours, la situation pourrait rapidement changer, a averti M. Bentz.

En effet, avec la reprise des discussions sur le programme nucléaire iranien, entre les Six (Allemagne, Chine, Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie) et Téhéran, le 23 mai à Bagdad, il ne serait pas étonnant "que les prix repartent en flèche", si un nouveau blocage se présentait.

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