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Le patron de JPMorgan dit ne pas s'opposer aux réglementations de la finance

15/05/2012 12:01 EDT | Actualisé 15/07/2012 05:12 EDT

"Nous ne sommes pas anti-réglementation", a affirmé mardi le patron de JPMorgan Chase, Jamie Dimon, lors de l'assemblée générale des actionnaires de la banque américaine qui vient de perdre 2 milliards de dollars dans des opérations de courtage.

Une fois de plus depuis l'annonce de cette perte jeudi, M. Dimon a fait acte de contrition: "Cette perte n'aurait jamais dû avoir lieu, je ne peux pas la justifier".

La stratégie de couverture de l'exposition au crédit du groupe financier était "défectueuse, complexe, mal conçue, mal pesée et mal exécutée", a-t-il reconnu.

"Des actions correctives ont déjà été prises", a-t-il ajouté, faisant allusion au départ de la directrice des investissements, Ina Drew, annoncé lundi.

Mais il a voulu combattre l'idée que JPMorgan Chase soit opposé aux réglementations du secteur financier: "Premièrement, nous ne sommes pas anti-réglementation. Nous avons soutenu 70-80% de la loi (de réforme financière votée en 2010) Dodd-Frank et d'autres réglementations, y compris des ratios de capitaux plus élevés". "Nous voulons tous des réglementations meilleures, plus intelligentes et plus fortes", a-t-il souligné.

"Deuxièmement, nous sommes d'accord avec l'esprit de la Règle Volcker", la mesure phare de la loi Dodd-Frank, si "elle ne nuit pas aux clients des institutions financières", a insisté M. Dimon.

Cette règle vise à interdire le courtage en propre pour les banques et à restreindre drastiquement leurs activités de dérivés en raison de l'opacité de ce marché de gré à gré.

C'est précisément dans l'unité de courtage en propre de JPMorgan Chase et sur des ventes de dérivés de crédit que la banque a essuyé son énorme perte, la plus grosse enregistrée par une banque aux Etats-Unis depuis la crise.

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