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Ghalioun maintenu à la tête de la coalition de l'opposition syrienne

15/05/2012 06:42 EDT | Actualisé 15/07/2012 05:12 EDT

Burhan Ghalioun a été maintenu mardi à la tête du Conseil national syrien (CNS), principale coalition de l'opposition au régime de Bachar al-Assad, après son élection pour un nouveau mandat de trois mois, a-t-on appris auprès de sources au CNS.

Lors d'une réunion à Rome du secrétariat général du CNS qui compte une quarantaine de membres, il a été élu avec 21 voix, face à son principal concurrent, George Sabra, qui en a recueilli 11.

M. Ghalioun est président du CNS depuis sa fondation en octobre 2011, mais c'est la première qu'il est élu par le secrétariat général. Auparavant il avait été désigné par consensus par le bureau exécutif du CNS.

Selon une source au sein de la coalition, qui s'exprimait sous le couvert de l'anonymat, le choix s'est porté sur cet un universitaire exilé en France car il n'est pas affilié à un parti, contrairement à M. Sabra.

Partisan d'une gauche nationaliste arabe, M. Ghalioun avait émergé comme la personnalité capable de rassembler au sein d'un conseil composé de multiples tendances (islamistes, nationalistes, libéraux, indépendants) et adoubée par les Frères musulmans.

Le secrétariat général a chargé M. Ghalioun "de mener une série de réformes du CNS durant son mandat de trois mois", ont précisé ces sources sans autre précision.

Contesté par certains au sein du CNS, il a été reconduit à plusieurs reprises faute de consensus en faveur d'un autre opposant, malgré les règles de fonctionnement qui imposent une présidence tournante tous les trois mois.

Le CNS a été reconnu comme "un représentant légitime de tous les Syriens" à la dernière réunion des "Amis du peuple syrien" à Istanbul en avril.

Fin mars, la plupart des représentants de l'opposition syrienne ont reconnu au terme de laborieuses tractations le CNS comme le "représentant formel" du peuple syrien, tout en appelant à sa restructuration, en réponse aux appels de la communauté internationale à unifier les rangs de l'opposition.

La communauté internationale a été jusqu'à présent incapable de mettre fin aux violences qui ont fait, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme, plus de 12.000 morts depuis le début en mars 2011 de la révolte populaire qui s'est ensuite militarisée face à la répression sanglante menée par le régime.

ks/sbh/tp

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