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Europe: Hollande et Merkel promettent de générer de la croissance économique

15/05/2012 04:39 EDT | Actualisé 15/07/2012 05:12 EDT

BERLIN - Au terme de leur rencontre mardi soir à Berlin, la chancelière allemande Angela Merkel et le président français François Hollande ont déclaré qu'ils s'étaient mis d'accord pour discuter des façons de générer de la croissance économique en Europe.

François Hollande s'est rendu à Berlin aussitôt après avoir été investi à la présidence de la République française mardi matin. Une rencontre de plus d'une heure destinée à «faire connaissance», lors de laquelle les deux dirigeants ont décidé de mettre «tous les sujets sur la table» d'ici le prochain conseil européen de la fin du mois de juin.

Pendant sa campagne électorale, M. Hollande avait ouvertement critiqué la stratégie d'austérité mise de l'avant par la chancelière allemande et avait appelé à davantage de mesures pour favoriser la croissance.

Concernant la renégociation du traité européen, à laquelle Angela Merkel s'oppose fermement, «la méthode qui nous paraît la meilleure, c'est celle de mettre tout sur la table» à l'occasion du sommet européen informel du 23 mai et du conseil européen prévu à la fin du mois de juin, a expliqué François Hollande.

«Tout doit être mis sur la table. Tout ce qui peut contribuer à la croissance, aussi bien l'amélioration de la compétitivité que les investissements d'avenir, la mobilisation de fonds et les eurobonds», a affirmé M. Hollande, alors que la chancelière allemande s'est toujours refusée à toute émission d'obligations européennes.

Interrogé sur sa volonté de faire ratifier le pacte budgétaire, le nouveau président français a rappelé sa promesse de campagne. «La méthode que nous avons convenue consiste à mettre sur la table toutes les idées, toutes les propositions, et voir ensuite quelles sont les traductions juridiques pour les mettre en oeuvre. Et c'est au terme de ce travail que je pourrai répondre à votre question», a-t-il affirmé.

Avec une pointe d'ironie, François Hollande a fait référence à «l'héritage» laissé par son prédécesseur Nicolas Sarkozy sur le plan économique, soulignant notamment «une croissance quasi nulle pour le premier trimestre» de 2012. «Parce que je suis pour le sérieux budgétaire, je suis pour la croissance», a-t-il résumé. «S'il n'y a pas de croissance, alors quels que soient nos efforts, nous n'atteindrons pas les objectifs que nous nous sommes fixés.»

Angela Merkel a quant à elle souhaité que les discussions de préparation du prochain conseil européen portent «essentiellement sur la croissance». «Et là, il sera très important que l'Allemagne et la France présentent ensemble leurs idées», a-t-elle souligné, assurant ne pas avoir peur des intentions affichées par le nouveau président français. «Je ne suis pas inquiète quant à savoir si, ici ou là, il peut y avoir des divergences, mais il y aura beaucoup de convergences», a-t-elle assuré.

En ce qui concerne la Grèce, les deux dirigeants ont rappelé leur attachement à ce que le pays, en proie à une grave crise économique et politique, reste dans la zone euro.

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