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Conflit étudiant au Québec: la police force l'ouverture d'un collège

15/05/2012 11:35 EDT | Actualisé 15/07/2012 05:12 EDT

La police du Québec a eu recours aux gaz lacrymogènes pour disperser mardi une centaine de manifestants qui bloquaient illégalement l'entrée d'un collège au nord de Montréal, où les étudiants protestent depuis 14 semaines contre une hausse des droits de scolarité.

Les policiers anti-émeute de la Sûreté du Québec sont intervenus à la demande de la direction de ce collège, le Cégep Lionel-Groulx, pour faire respecter une injonction accordée par un tribunal à 53 étudiants qui souhaitaient retourner en classe.

Ces derniers ont pu finalement pénétrer dans le bâtiment.

C'était la première fois depuis le début de ce conflit étudiant, le plus long de l'histoire du Canada, que des parents se joignaient à leurs enfants sur des piquets de grève pour tenir tête à la police.

Cette intervention intervient au lendemain de la démission de la ministre de l'Education du Québec, Line Beauchamp, qui a été remplacée par Michelle Courchesne.

Mme Courchesne devait rencontrer mardi soir les dirigeants des fédérations étudiantes dans ce qui s'annonçait comme une ultime tentative de trouver une solution négociée à ce conflit, en cours depuis 14 semaines.

Casqués et brandissant leurs boucliers, les policiers ont demandé à plusieurs reprises aux manifestants de se disperser, mais en vain. Ils ont finalement eu recours à des gaz irritants pour repousser la foule.

Au moins cinq personnes ont été interpellées.

Il n'était pas clair si les étudiants qui se sont adressés aux tribunaux pour retourner en classe pourraient reprendre leur travail, des enseignants ayant indiqué ne pas vouloir reprendre les cours dans un contexte si tendu.

La police de Montréal a par ailleurs interpellé 19 personnes qui ont perturbé la circulation à l'heure de pointe sur le pont Jacques-Cartier, l'un des principaux ouvrages sur le Saint-Laurent permettant d'accéder à l'île de Montréal.

jl/via/mdm

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