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Challenge européen/Toulon: Steffon Armitage avait "perdu l'amour du rugby"

15/05/2012 08:08 EDT | Actualisé 15/07/2012 05:12 EDT

Arrivé sur la pointe des pieds à Toulon, le troisième ligne international anglais Steffon Armitage, 26 ans, qui avait "perdu l'amour du rugby" a retrouvé le sourire au RCT où il réalise une saison explosive, avant de disputer la finale du Challenge européen vendredi face à Biarritz.

Dans la famille Armitage, je demande le frère. Oui mais lequel ? La saison prochaine, Steffon (5 sélections) ne sera en effet plus seul dans la rade. Il sera rejoint par son aîné, l'arrière Delon (28 ans, 26 sélections) et Guy, trois-quarts centre de 20 ans, qui étaient tous deux de passage à Toulon lundi. Des joueurs qui ont l'avantage de faire partie des JIFF (jeunes issus des filières de formation), dont la proportion doit être accrue dans les effectifs des clubs.

Le rugby est donc une histoire de famille pour les Armitage, qui ont été formés au ballon ovale en Angleterre, mais se sont aguerris pas très loin de Toulon, au Racing Rugby Club de Nice, alors que leur père était ingénieur à Sophia-Antipolis.

A son retour au pays, Steffon a intégré le centre de formation des Saracens, avant de rejoindre son frère Delon aux London Irish.

"J'y ai passé cinq saisons, disputé beaucoup de matches, il fallait que je change quelque chose. J'avais perdu l'amour pour le rugby", confie Steffon.

"Je m'amuse maintenant, on le voit sur ma tête, je suis content, je souris tout le temps".

Malgré la chaleur qui l'a surpris à son arrivée et un début de saison un peu difficile en raison d'une blessure, Steffon Armitage (1,75 m, 103 kg) réalise une saison exemplaire. "Je m'améliore à chaque match, il faut dire que j'ai de très bons joueurs autour de moi", souligne-t-il, citant entre autres "Pierrick (Gunther)", des joueurs qui "plaquent et qui portent".

"Si on en est là, c'est grâce aux autres, le paquet devant, c'est pas moi qui fais le boulot", assure-t-il encore dans un français presque parfait.

"Ma meilleure saison ? Je te dirai ça en fin de saison quand on aura gagné le Top 14", glisse-t-il d'un grand sourire.

Avant cela, Toulon, qui s'était incliné en finale il y a deux ans face à Cardiff, a rendez-vous vendredi soir à Londres avec Biarritz, pour une nouvelle finale du Challenge européen, avant une semaine plus tard de recevoir le Racing-Métro pour les barrages du Top 14.

"Il y a de la pression car ça fait vingt ans que Toulon n'a rien gagné au plus haut niveau. Le Challenge, c'est la base pour basculer sur le Top 14. Bien sûr, le Top 14 c'est ce qui compte le plus, mais tous les matches sont importants", assure encore le 3e ligne.

Au Twickenham Stoop, à une portée de ballon du "Temple du rugby", où il a "plein de souvenirs", Steffon sera loin de se sentir seul vendredi. "Il y aura mes quatre frères, mes parents et ma petite soeur et des amis, au total une centaine de personnes qui vont venir au match". A quelques minutes de la maison familiale.

ebe/pga/jr

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