NEWS

Le Conseil de coopération du Golfe, poids lourd du pétrole mondial

14/05/2012 08:56 EDT | Actualisé 14/07/2012 05:12 EDT
Le Conseil de coopération du Golfe (CCG), qui se réunit lundi à Ryad pour examiner un projet d'union politique, rassemble six monarchies arabes qui contrôlent 40% des réserves pétrolières mondiales et le quart des réserves de gaz.

Réunissant l'Arabie saoudite, Bahreïn, les Emirats arabes unis, Oman, le Qatar et le Koweït, le CCG est né en mai 1981 en pleine guerre entre l'Irak et l'Iran et deux ans après le triomphe de la révolution islamique chiite à Téhéran qui menaçait de s'exporter dans les monarchies sunnites du Golfe.

Le CCG abrite une population totale de 42,1 millions, dont 20 millions d'étrangers, selon les statistiques de son secrétariat général.

Au plan politique, seuls deux pays ont des parlements élus: le Koweït et Bahreïn. Les autres ont des conseils en partie élus, sauf en Arabie saoudite et au Qatar, mais qui n'ont qu'un rôle consultatif.

Les partis politiques sont bannis dans les six monarchies mais des mouvements existent à Bahreïn sous forme d'assoications comme le puissant Wefaq chiite.

Le CCG dispose d'une force militaire commune, le "Bouclier de la péninsule", qui avait toutefois été incapable de prévenir l'invasion du Koweït par l'Irak en 1990.

Cette force s'est déployée en mars 2011 à Bahreïn pour protéger les installations vitales de ce pays en proie à un mouvement de contestation dirigé par des chiites.

En dépit d'efforts d'intégration économique, le CCG n'a pas réussi à instaurer une union monétaire et un marché commun alors que l'union douanière progresse à petits pas.

Il a instauré la liberté de circulation des citoyens et des capitaux mais des restrictions demeurent sur centaines activités économiques.

Les économies des pays membres sont lourdement dépendantes du pétrole, dont les Etats tirent environ 90% de leurs revenus.

Les six pays, dont quatre sont membres de l'Opep, pompent 17,5 millions de barils par jour, soit environ le cinquième de la production mondiale et 55% de celle du cartel pétrolier.

En raison du renchérissement du prix du baril, le PIB combiné de ces pays n'a cessé de croître atteignant 1.400 milliards de dollars en 2011 et devrait culminer à 1.500 milliards de dollars cette année, selon le Fonds monétaire international et l'Institut international de finance.

Le revenu par tête d'habitant est estimé à 33.000 dollars.

Les avoirs placés à l'étranger par ces six pays devraient atteindre 1.600 milliards de dollars en 2012 et 2.140 milliards de dollars en 2013, selon l'Institut international de finance.

Les revenus pétroliers du CCG devraient atteindre 572 milliards de dollars cette année contre 538 milliards de dollars en 2011, selon les calculs de cet institut.

oh/mh/jt

PLUS:afp