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La Cour pénale internationale veut faire arrêter Sylvestre Mudacumura

14/05/2012 05:41 EDT | Actualisé 14/07/2012 05:12 EDT

La Cour pénale internationale (CPI) recherche activement Sylvestre Mudacumura, le commandant d'une violente milice qui a terrorisé l'est du Congo pendant des années, afin de le mettre en état d'arrestation, a annoncé le procureur Luis Moreno-Ocampo.

M. Mudacumura est recherché pour des accusations de crime contre l'humanité et crimes de guerre. Il est aussi soupçonné d'être l'auteur de meurtres puis d'avoir commis des viols et des attaques contre des civils, a précisé Me Moreno-Ocampo.

M. Mudacumura est le commandant sur le terrain des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), dont les dirigeants sont soupçonnés d'avoir pris part au génocide rwandais, en 1994. Les FDLR comptent parmi leurs membres des extrémistes hutus, qui ont pris le contrôle dans les pays voisins du Congo après la fin des massacres durant lesquels un demi-million de personnes, majoritairement issues de la tribu Tutsi, ont perdu la vie.

M. Ocampo a aussi annoncé qu'il cherchait à obtenir un mandat afin de déposer des accusations similaires contre le général Bosco Ntaganda, un ancien rebelle et général au sein de l'armée de la République démocratique du Congo.

M. Ntaganda est accusé d'avoir mis sur pied une armée d'enfants soldats pour lutter dans le nord-est du Congo de 2002 à 2003. Il a été inculpé une première fois, en 2006, pour crimes de guerre.

M. Ocampo présentera un résumé de la preuve contre MM. Mudacumura et Ntaganda aux juges de la cour basée aux Pays-Bas. Les juges devront étudier la preuve et décider s'il convient de délivrer un mandat d'arrestation.

M. Ocampo a décrit MM. Mudacumura et Ntaganda comme étant deux des chefs de milice les plus dangereux du Congo. Le procureur espère que leur arrestation prochaine marquera un changement majeur dans les violences qui frappent cette région depuis les 18 dernières années.

Par ailleurs, lundi, au moins 11 soldats de la paix des Nations Unies du Pakistan ont été blessés par balles lors d'une manifestation contre le FDLR dans la province du Sud-Kivu, selon le porte-parole des Nations Unies, Martin Nesirky.

M. Nesirky a ajouté que le groupe armé Mayi-Mayi pourrait être impliqué dans l'attaque. L'état de santé des soldats blessés n'était pas connu en soirée lundi.

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