NEWS

Israël appelle à exiger de l'Iran l'arrêt de tout enrichissement d'uranium

14/05/2012 07:41 EDT | Actualisé 14/07/2012 05:12 EDT
Le ministre israélien de la Défense Ehud Barak a pressé lundi la communauté internationale d'exiger de l'Iran l'arrêt de tout enrichissement d'uranium, à l'orée de nouvelles discussions sur le programme nucléaire controversé de Téhéran.

"Les exigences de départ de l'Occident sont tellement minimalistes que même si l'Iran les acceptait toutes, il pourrait continuer à faire avancer son programme nucléaire", a déclaré M. Barak à la radio militaire israélienne.

"Ils doivent complètement arrêter l'enrichissement d'uranium en Iran, pas même à 3,5%", a-t-il estimé, reprenant une position énoncée en avril par le Premier ministre Benjamin Netanyahu.

Des discussions ont repris lundi à Vienne entre l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) et l'Iran, avant une rencontre le 23 mai à Bagdad du Groupe 5+1 (Etats-Unis, Chine, Russie, France, Grande-Bretagne et Allemagne) avec les responsables iraniens.

Faiblement enrichi (de 3,5% à 20%) l'uranium peut servir de combustible à des centrales nucléaires ou à des installations à usage scientifique, mais poussé au-delà de 90%, il entre dans la fabrication de l'arme atomique.

L'Iran affirme enrichir de l'uranium seulement pour produire le combustible nécessaire à ses installations nucléaires actuelles ou futures, ce dont doute la communauté internationale.

En tant que signataire du Traité de non-prolifération nucléaire (TNP), il a théoriquement le droit d'enrichir l'uranium pour un programme civil, à condition de fournir à l'AIEA un accès total à ses installations.

En raison des doutes émis par l'AIEA sur le caractère purement civil de ce programme, le Conseil de sécurité de l'ONU a appelé à plusieurs reprises l'Iran à suspendre toute activité d'enrichissement d'uranium.

Israël, qui présente le programme nucléaire iranien comme une menace pour son existence même, multiplie les déclarations apparemment contradictoires, agitant périodiquement la menace d'une opération militaire, afin d'entretenir l'ambiguïté sur ses intentions et faire pression sur la communauté internationale, en particulier les Etats-Unis.

dms-hmw-sst/agr/tp

PLUS:afp