Geneviève Sabourin, accusée d'avoir harcelé Alec Baldwin, en cour à New York

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NEW YORK, États-Unis - L'actrice québécoise Geneviève Sabourin, accusée d'avoir harcelé le comédien Alec Baldwin, était de bonne humeur à sa sortie de cour, lundi, son avocat affirmant qu'elle avait une raison valable de vouloir communiquer avec l'acteur américain.

«Je suis confiante de voir mon avocat régler tout ça», a déclaré la femme de 40 ans après une brève audience, à Manhattan, lundi matin.

Elle devra se représenter en cour, le 26 juillet prochain, et elle saura alors si elle devra ou non subir son procès, a expliqué par téléphone à La Presse Canadienne son avocat au Canada, Me Jean-Pierre Rancourt.

«On a jusqu'à la mi-juin pour présenter des requêtes pour obtenir la preuve, a précisé Me Rancourt, qui a suivi l'audience de lundi à distance. La défense remettra ensuite sa propre preuve aux procureurs, «parce que nous aussi on a la preuve concernant la relation qu'elle avait avec (l'acteur)» a avancé l'avocat.

La Québécoise et l'acteur de la série «30 Rock», âgé de 54 ans, se sont rencontrés sur un plateau de tournage du film «The Adventures of Pluto Nash», il y a une décennie, et sont allés dîner ensemble au moins une fois à l'automne 2010.

Les procureurs affirment que Geneviève Sabourin a envoyé une série de courriels à Baldwin, ce printemps, le suppliant de l'épouser. L'un de ces messages décrivaient l'acteur comme étant son futur «mari», tandis qu'un autre expliquait «la création de Geneviève Baldwin», indique la plainte.

Le 8 avril, elle a été arrêtée devant l'immeuble où réside l'acteur. Quelques jours auparavant, selon les documents déposés en cour, Geneviève Sabourin avait fait irruption au Lincoln Center, où Baldwin présentait une projection du film «Le dernier tango à Paris». Elle avait alors été expulsée par le service de sécurité.

L'accusée se serait aussi pointée à la maison que possède l'acteur américain dans les Hamptons, le 31 mars.

«Je venais voir Alec parce que je dois lui parler», aurait dit la Québécoise à la police le jour de son arrestation, selon les documents de la cour.

Son avocat en sol américain, Maurice Sercarz, affirme que sa cliente avait une relation avec l'acteur, mais n'a pas voulu donner plus de détails sur les présumés liens entre eux. Un ancien avocat de l'accusée avait déjà indiqué qu'ils avaient eu une «relation mutuelle» de deux ans.

«Il n'y a eu aucun harcèlement et il n'y a pas eu de traque», a déclaré Me Sercarz après l'audience. «Ma cliente avait une raison valable d'essayer de communiquer avec M. Baldwin.»

Le relationniste de l'acteur n'a pas voulu commenter, lundi.

S'exprimant en français et en anglais après son audience, Geneviève Sabourin a dit travailler sur plusieurs projets mais vouloir actuellement se concentrer sur sa défense.

«J'imagine que ce sera mon travail pour l'instant», a-t-elle dit.

Dimanche, elle s'était tournée vers Twitter afin de signaler qu'elle était impatiente de voir la justice suivre son cours.

Me Jean-Pierre Rancourt affirme que sa cliente est optimiste, avec raison, selon lui.

«Évidemment, c'est différent de ce qu'on a vu d'elle quand elle est sortie de prison, parce que quand tu as fait 54 heures de prison là-bas, dans Manhattan — et j'en ai visité beaucoup des prisons là-bas — ce n'est rien de drôle», a raconté Me Rancourt, ajoutant que Geneviève Sabourin «est sortie de là assez traumatisée».

«Ce ne sont pas des accusations extrêmement graves. Je connais le dossier (...) et il y a toujours deux côtés à une médaille», a-t-il ajouté.