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ATP/WTA - Rome - Ca va ferrailler dur sur la "vraie" terre battue

14/05/2012 12:11 EDT | Actualisé 14/07/2012 05:12 EDT
Avec un Rafael Nadal revanchard, un Novak Djokovic sous pression au classement, un Roger Federer qui ne cesse plus de gagner et un Andy Murray frais et dispos, le Masters 1000 de Rome, qui marque le retour sur la "vraie" terre battue, s'annonce passionnant.

Les premiers échanges sur le Foro Italico ont commencé dimanche, pendant que Federer bataillait avec le Tchèque Tomas Berdych à Madrid pour s'offrir le 20e Masters 1000 de sa carrière, égalant ainsi le record de Nadal.

Exemptés de premier tour, les quatre membres du carré magique ne débuteront que mercredi. Federer a reconnu avoir quelques maux à panser et pourrait encore décider de faire l'impasse.

Le Suisse est redevenu N.2 mondial, mais sera à nouveau dépassé par Nadal si celui-ci s'impose à Rome. Il pourrait être tenté de défendre sa place, d'autant qu'il avait été éliminé en 8e de finale par le Français Richard Gasquet en 2011 et peut amasser pas mal de points.

Mais à 30 ans, il a appris à être à l'écoute de son corps et n'aura aucun mal à sacrifier quelques points à son grand dessein: remporter un 17e titre du Grand Chelem et redevenir N.1 mondial.

Rome, l'un des trois Masters 1000 que Federer n'ait jamais remportés, avec Monte-Carlo et Shanghai, ne sera pourtant pas sans incidence sur les prochaines semaines et surtout Roland-Garros.

Celui qui sera N.2 en fin de semaine sera assuré d'éviter Djokovic avant la finale à Paris, un détail difficile à négliger. Le tournoi romain revêt donc une importance singulière pour Nadal.

L'Espagnol a été éliminé dès les 8e à Madrid, par son compatriote Fernando Verdasco, un événement tellement rare qu'il a suscité une vaste polémique sur la surface, une terre battue bleue employée pour la première fois.

Opposé dès le début à cette initiative, Nadal s'est plaint de n'avoir pu jouer son vrai tennis sur une surface trop glissante. Il a été imité par Djokovic, éliminé en quarts par son compatriote Janko Tpipsarevic.

Quintuple vainqueur à Rome (2005, 2006, 2007, 2009, 2010), où le Serbe est le seul à l'avoir battu à la régulière, l'an passé, Nadal sera plus motivé que jamais. Son incartade madrilène détonne dans une saison sur terre parfaite, avec son 8e titre à Monte-Carlo et son 7e à Barcelone.

Il devra toutefois se méfier, puisqu'il devrait retrouver en quart de finale Berdych, l'autre homme en forme du moment. En demi-finale, il pourrait croiser le fer avec Andy Murray.

Forfait à Madrid pour une blessure au dos, le Britannique a reçu une nuée de félicitations, pour avoir eu l'intuition qu'il valait mieux renoncer plutôt que perdre son temps sur la "patinoire" madrilène.

Djokovic, vainqueur à Rome en 2008 et 2011, a beaucoup à se faire pardonner après avoir donné le sentiment de ne pas se livrer à fond à Madrid.

Mais son parcours est semé d'embûches, avec l'Australien Bernard Tomic au 2e tour, l'Argentin Juan Monaco en 8e, le Français Jo-Wilfried Tsonga ou l'Argentin Juan Martin Del Potro en quarts et Federer en demie.

Dans le tableau féminin, la Bélarusse Victoria Azarenka, N.1 mondiale, pourrait retrouver en demi-finale l'Américaine Serena Williams, qui lui a donné une leçon en finale à Madrid (6-1, 6-3).

cyb/jr

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