Avortement: quatre ex-politiciennes dénoncent la motion 312 sur le statut du foetus

PC  |  Par Publication: 13/05/2012 12:06 Mis à jour: 15/05/2012 12:15

MONTRÉAL - Il est plutôt cocasse que d'anciennes députés du Bloc québécois dénoncent la tentative du député conservateur Stephen Woodworth d'ouvrir le débat sur l'avortement, car le parti qu'elles ont autrefois représenté ne cesse d'aborder une question qui aurait dû être réglée tout de suite après l'échec des deux référendums sur la souveraineté du Québec.

Voilà ce qu'a lancé, le rire dans la voix, le directeur de Prêtres Pro-Vie Canada, Tom Lynch, en réaction au collectif formé par quatre ex-politiciennes s'opposant la motion sur les droits du foetus déposée par M. Woodworth en février dernier.

Les bloquistes Nicole Demers et Madeleine Dalphond-Guiral, mais également les libérales Alexandra Mendes et Lisa Zarac s'opposent à la motion 312, qui propose de créer un comité parlementaire qui se questionnerait sur le moment où un foetus devient un «être humain»

La proposition pourrait rouvrir le débat sur l'avortement.

«Ils ont perdu deux fois (un référendum sur la souveraineté). Je trouve ça plutôt drôle que des anciennes députés du Bloc disent qu'une discussion est terminée à partir du moment où un sujet a été débattu. Ce n'est pas ce qu'elles diraient à propos de la souveraineté», affirme M. Lynch.

«Une société démocratique doit être capable de discuter de tout. La question de l'avortement est loin d'être réglée.»

Selon le prêtre Lynch, si les quatre ex-politiciennes ont peur de rouvrir le débat, elles devraient à tout le moins accepter que des femmes enceintes puissent voir leur foetus avant de subir un avortement.

Mais pour Mme Demers, qui a été députée de Laval de 2004 à 2011, la motion 312 témoigne du désir de certains hommes de mettre fin au libre-choix des femmes de choisir «le bon moment» pour avoir un enfant. Elle réitère l'importance pour les femmes d'avoir accès aux soins de santé et d'être en mesure de faire le choix de poursuivre ou d'interrompre leurs grossesses.

Lors du dépôt de la motion Woodworth, le premier ministre Stephen Harper s'est rapidement dissocié de l'initiative de son député, indiquant avoir l'intention de voter contre.

«Mais les femmes ont tort de croire que cette motion sera battue parce que Stephen Harper a dit qu'il ne l'appuierait pas», estime Mme Demers.

De son côté, M. Lynch se désole de la décision du premier ministre.

«J'aimerais beaucoup que M. Harper en discute, mais je ne crois pas qu'il le fasse», avance-t-il.

«Nous devrions discuter de la définition de l'être humain. Les débats sur des questions complexes ne se ferment pas. Ils peuvent continuer pendant très longtemps.»

L'ex-députée de Brossard-La Prairie, Alexandra Mendes, voit les choses autrement. Elle estime que la motion marque un important retour en arrière.

«De quel droit Stephen Woodworth s'empare des procédures de notre parlement pour remettre en question le droit le plus fondamental pour une femme de choisir sa maternité?», demande-t-elle.

Au sujet des revendications des groupes pro-vie, Mme Demers note une certaine contradiction.

«C'est très drôle que ces groupes s'appellent pro-vie. Je le suis moi aussi, je ne veux pas que personne meure, lance-t-elle. Ces personnes sont contre l'avortement dans toutes les situations, que ce soit un viol ou une vie qui est en danger, notamment. Les soi-disant pro-vie vont préférer sauver le foetus plutôt que la femme. C'est paradoxal qu'on se dise pro-vie quand on souhaite la peine de mort dans certains cas.»

Le Code criminel canadien stipule qu'un «enfant devient un être humain au sens de la présente loi lorsqu'il est complètement sorti, vivant, du sein de sa mère».

Mais selon les membres de groupes pro-vie comme M. Lynch, on devient plutôt un être humain dès la conception. Autrement, dit-il, les pratiques comme la fécondation in vitro ne fonctionneraient pas.

Comme le prêtre Lynch, le député Woodworth croit qu'il est donc nécessaire de revoir la définition de l'être humain à la lumière de la science moderne.

«Lorsque vous voyez un enfant avant sa naissance, voyez-vous une nouvelle vie humaine, avec un coeur qui bat, et des mains complètes comme chez tout être humain? Ou bien ne voyez-vous qu'un objet, un obstacle, voire un parasite?», avait-il demandé, en avril dernier, aux députés participant à un débat sur le sujet en Chambre.

Il avait alors lui-même admis par ricochet que sa motion visant à mettre sur pied un comité était liée à l'avortement.

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MONTRÉAL - Il est plutôt cocasse que d'anciennes députés du Bloc québécois dénoncent la tentative du député conservateur Stephen Woodworth d'ouvrir le débat sur l'avortement, car le parti qu...
Publié par Catherine Levesque  | 
 
 
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Cet utilisateur a choisi de ne pas participer au système des médailles.
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16:55 sur 14/05/2012
Ce qui m'inquiète, c'est cette présence, qui semble très influencte de lobbyistes religieux qui circule autours des élus, dont le prêtre Lynch De Prêtres Pro-Vie Canada.

Et, j’espère que les réseaux d’information vont augmenter leur couverture médiatique sur ce dossier. Ça ne doit pas passer sous silence! Et j’espère que les droits démocratiques des électeurs seront reconnus et que cette fois-ci nous aurons la légitimité de s'opposer et critiquer ce projet de lois.
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SUPER UTILISATEUR DU HUFFPOST
CARACCI
Président des Skills
00:06 sur 14/05/2012
Une femme violée, dans la misère ou très malade, physiquement ou mentalement, pourrait pouvoir avorter.
Une femme seine de coprs et d'esprit et sans difficulté financière ne devrait pas pouvoir avorter.
L'avortement est une question de Société particulièrement importante et délicate!
Une vie a été créee et se prépare a naitre!
Les femmes doivent pouvoir y mettre fin mais pour de bonnes raison, de très bonnes raisons!
A mes yeux, le phoetus est perçu comme une vie a défendre dès l'instant ou l'en connait l'existence dans le ventre de la mère!
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SUPER UTILISATEUR DU HUFFPOST
Le Kwisatz Haderach
There is no power without brain power.
02:02 sur 14/05/2012
"Une femme seine de coprs et d'esprit et sans difficulté financière ne devrait pas pouvoir avorter."

La realite, c'est que ce choix ne vous appartient pas!

Point a la ligne.
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SUPER UTILISATEUR DU HUFFPOST
CARACCI
Président des Skills
02:22 sur 14/05/2012
Il ne m'appartient pas a moi mais à la Société! Une femme demande à la Société les moyens médicaux et financiers pour avorter, la Société est en Droit en retour de donner son avis!
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16:42 sur 14/05/2012
"Une femme seine de corps et d'esprit et sans difficulté financière ne devrait pas pouvoir avorter." Pour appliquer votre affirmation, il va falloir définir ce qu'est une femme saine d'esprit. Et là, nous tombons dans la perception de... Ce qui complique passablement la donne.

Outre le fait d'être sain d'esprit et de corps, il y a aussi la question, une parmi d’autres, de vouloir un enfant et de pouvoir lui offrir un environnement sain et stimulant. Il me semble que cela devrait être prioritaire, car une question m’importe, quel genre de vie voulons-nous et pouvons-nous offrir à l’enfant? Et, cette impossibilité à pouvoir offrir un environnement sain et stimulant, quelles seront les répercussions que cela pourrait avoir sur l'enfant? Sommes-nous prêts à « scraper la vie » d’enfants au nom de la vie? N’est-ce pas des questions importantes, voire plus importantes que le droit mordicus à la vie d’un foetus? Ne devrions-nous pas avoir le choix du moment où arrivera l’enfant?

Vouloir et avoir un enfant c’est un choix et une décision complexe qui reviennent à la femme, d’abord et avant tout, et ensuite au conjoint ou à la conjointe. La société n’a pas à s’en mêler, outre que d’offrir les soins nécessaires et d’aider les gens qui ne peuvent en avoir.
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SUPER UTILISATEUR DU HUFFPOST
CARACCI
Président des Skills
00:01 sur 15/05/2012
Avoir un enfant est un Droit qui revient à la femme et son conjoint! Les deux sont égaux devant cette naissance! Un couple décide de l'arrivée d'un enfant! Pour cela il y a de multiples moyens de contraceptions, ils sont faits pour cela! Eviter les grossesses non désirées et les maladies! Une femme ou un homme sein d'esprit n'est pas de mon fait mais celui de la Société qui a défini la Science psychiatrique!
16:31 sur 13/05/2012
Au lieu de rouvrir le débat si oui ou non une femme a droit a l,avortement. Pourquoi ne pas faire avancer l'idée qu'on puisse implanter des foetus a des femmes qui veuelent des enfants au lieu de les détruire. Ça changerait la perspective pour tous.
14:55 sur 13/05/2012
Le problème avec le fait de reconnaître le statut de personne humaine au foetus est qu'avant la naissance, le futur bébé est biologiquement dépendant d'une autre personne humaine - la mère. Biologiquement dépendant, c'est à dire que personne d'autre que la mère ne peut assurer sa survie dans que le foetus est dans son ventre. Une fois qu'il est né, même prématurément, d'autres personnes peuvent assurer sa survie.
Reconnaître le statut de personne humaine à un être qui est déjà à l'intérieur d'une personne humaine et qui en dépend biologiquement serait, juridiquement, une source d'aberrations et est impensable. Ce n'est pas pour rien que les lois, un peu partout, ne reconaissent pas ce statut au foetus. Une femme qui fait une fausse-couche se verrait-elle accusée d'homicide involontaire ou de négligence ayant causé la mort si quelqu'un insinue qu'elle pourrait avoir causé la fausse-couche? Et ce n'est qu'un exemple.
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Pierre Deruelle
pierre m de ruelle
14:31 sur 13/05/2012
Voila une cause pour laquelle j'irai manister, afin de proteger le droit des femmes a disposer librement de leurs corps.... autres choses qu'un debat pour payer 200.00 de plus par annee!
16:34 sur 13/05/2012
Elle peuvent disposer librement de leur corps mais pas de celui quelles portent. je sais que le fait que j'aie été adoptée module mon opinion. Mais j'ai eu droit à la vie et je ne vois pas avec les technologies actuelle, les mère n'ont même pas besoin de le porter jusqu,a la naissance il peut être implanté même dans un homme. Alors pourqoi tuer ses foetus? Je suis contre le fait d'obliger une femme a porter un bébé quelle na pas désiré. Mais de lui donner le droit de vie ou de mort sur cet enfant a naitre NON je ne suis pas daccord. Comme je suis contre la peine de mort.