Grève étudiante: la CLASSE et la FECQ croient que la solidarité prévaudra sur les injonctions

RCQC  |  Par Publication: 13/05/2012 16:29 Mis à jour: 13/05/2012 16:38

À la veille d'un retour en classe forcé au Cégep de Rosemont, la Coalition large de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE) et la FECQ ne croient pas que les injonctions prévaudront sur la solidarité étudiante.

La CLASSE est réunie dimanche en congrès à l'Université Laval, à Québec, pour discuter de la marche à suivre après le rejet massif de l'entente de sortie de crise conclue avec Québec. Le texte prévoyait une possible réduction des frais institutionnels obligatoires que comporte la facture universitaire, mais ne touchait pas aux droits de scolarité.

Le porte-parole de la Coalition, Gabriel Nadeau-Dubois estime que des pourparlers ne seront possibles que si le gouvernement change de posture à l'égard des grévistes.

« Il va devoir se mettre, je pense, un peu plus à l'écoute, accepter de faire des compromis. Pour le moment, le Parti libéral a tout fait sauf des compromis, est resté ferme, s'est vraiment entêté, donc nous, on va vouloir s'assoir avec lui, mais il va falloir un changement d'attitude général », dit-il.

Les militants de la CLASSE croient que le mouvement de grève bénéficie d'un nouveau rapport de force, les membres des quatre principales associations étudiantes ayant dit non à l'offre du gouvernement dans une forte proportion. Selon eux, ce n'est donc pas le moment d'abandonner la lutte, même si les sessions sont plus que jamais compromises.

C'est vraiment le temps de continuer la bataille, de ne pas lâcher puisque peut-être éventuellement il y aura une négociation qui sera la bonne cette fois-ci.

« On va vraiment la semaine prochaine mettre l'accent sur la mobilisation populaire, donc on va aller dans les rues, sur les milieux de travail vraiment pour mobiliser la population derrière nous en vue de la grande mobilisation du 22 mai qui, on l'espère, va être tout aussi historique que celles du 22 mars et du 22 avril. »

En entrevue cet après-midi au Réseau de l'information, le président de la FECQ a indiqué que des représentants de la fédération sont en liens avec le bureau de la ministre de l'Éducation Line Beauchamp. La CLASSE dit attendre avec impatience l'invitation du gouvernement à reprendre les pourparlers.

Gabriel Nadeau-Dubois est par ailleurs sûr de voir la solidarité prévaloir sur les injonctions. Des Cégeps, dont celui de Rosemont, vont tenter dès lundi de forcer le retour en classe.

« Ces tentatives-là de retour en classe ça ne fonctionne jamais, parce que les étudiants respectent la volonté démocratique qui s'est exprimée par le vote de grève et, si ça prend des lignes de piquetage (sic), c'est un moyen légitime de le faire », martèle le porte-parole de la CLASSE.

Son collègue de la FECQ, Léo Bureau-Blouin, estime que la décision du Cégep est dangereuse parce qu'elle crée des tensions entre les parties.

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Publié par Catherine Levesque  | 
 
 
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18:08 sur 13/05/2012
" Pour le moment, le Parti libéral a tout fait sauf des compromis ..." Ben oui. Aucun compromis, les bourses, les prêts, pas d'annulation de session, et les coûts sociaux, Ce ne sont pas des compromis ????

Heureusement pour la CLASSE personne n'osera démentir sa parole .
19:38 sur 16/05/2012
Dsl de t'ouvrir les yeux, mais les bourses/prêts ce n'est franchement pas assez pr qu'un étudiant universitaire à temps plein puisse payer la hausse. 75% d'augmentation ce n'est pas rien. Et ce encore plus important si l'étudiant est en appartement. Et ce, sans compter les frais supplémentaires du cout de la vie en général (nourriture, assurances, factures, livres d'école)...bof, leur ''compromis'' est loin de couvrir les dépenses que le gouvernement compte imposer aux étudiants. Je ne dis pas que la hausse ne doit pas avoir lieu, mais il y a énormement d'argent mal geré par les universités (construction de campus par ci et par la sans nécessité, primes exorbitantes pour les doyens universitaires...). Je pense que 75% d'augmentation des frais est cependant un abus compte tenu de l'importante somme d'argent mal géré par les universités.