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L'infection au pied droit de Lucian Bute n'est plus qu'un mauvais souvenir

11/05/2012 01:29 EDT | Actualisé 11/07/2012 05:12 EDT

MONTRÉAL - Le boxeur Lucian Bute assure que l'infection au pied droit qui l'a contraint à interrompre son entraînement en Floride, la semaine dernière, n'a pas affecté sa préparation en vue de son combat contre Carl Froch, le 26 mai.

Avant de se rendre en Angleterre avec tout le clan d'Interbox, vendredi, Bute n'a pas caché qu'on a craint que la blessure ne compromette la présentation du combat.

L'entraîneur Stéphan Larouche a même avancé que peu de gens auraient pensé qu'il pourrait se battre le 26, s'ils avaient vu son pied endolori, la semaine dernière.

Une banale ampoule a provoqué l'infection. Bute a cru que la situation rentrerait vite dans l'ordre, comme c'était le cas à l'accoutumée. Il a donc tardé un peu avant d'en parler.

«Il avait le pied rouge quand on est allé voir le médecin, a raconté Larouche. Il nous a dit que c'était une grave infection et qu'il ne pourrait pas boxer, s'il réagissait mal aux antibiotiques.»

Heureusement pour le Roumain d'origine, le traitement prescrit a bien fonctionné, et l'infection s'est résorbée au bout de quelques jours. Bute n'a manqué que trois journées d'entraînement, au moment où il devait profiter d'un congé d'une journée et demie.

Le champion IBF des super-moyens a admis que cet imprévu l'avait quelque peu déstabilisé psychologiquement, mais sans plus.

Comme on a pu le constater au Centre sportif Claude Robillard vendredi, Bute n'a aucune limitation dans ses déplacements.

C'était sa dernière séance d'entraînement à Montréal avant qu'il n'aille compléter sa préparation en Angleterre.

«Le camp de deux mois en Floride s'est très bien déroulé, a commenté Bute. J'ai travaillé sans relâche et j'ai fait 120 rounds d'entraînement avec sept partenaires. Je me sens très fort physiquement et psychologiquement. Je suis prêt à aller à la guerre.»

Pas de confort

L'accent à l'entraînement a été mis sur l'environnement hostile avec lequel Bute devra composer à Nottingham, dans la cour de Froch.

La thématique du camp en Floride était «Déstabilisons Lucian», comme l'a souligné Larouche.

On a négligé aucun détail, comme faire cracher dans les hauts-parleurs pendant les rounds d'entraînement des bruits de foule de combats disputés en Angleterre.

On a également varié l'horaire et les lieux des entraînements afin de sortir Bute de sa zone de confort. On a rempli les gymnases d'amateurs en leur demandant de favoriser les partenaires d'entraînement.

Même s'il en sera à sa 10e défense de titre, Bute (30-0-0, 24 K.-O.) a expliqué qu'il se rend en Angleterre en se disant qu'il a un titre à conquérir, en se mettant dans la peau de l'aspirant.

«Dans ma tête, je m'en vais là-bas pour être champion du monde, a-t-il dit. C'est comme si la ceinture était vacante. Ce sera difficile de se battre chez lui, avec 10 000 personnes qui l'encouragent à tue-tête, l'arbitrage et les juges. Mon seul objectif, c'est de gagner le combat, peu importe que ce soit avant la limite, aux points ou par décision partagée.»

Larouche a ajouté que le Britannique Froch (28-2-0, 20 K.-O.), parce qu'il sera chez lui, va avoir «un maximum de récompenses pour un minimum de travail».

«Nous, à l'inverse, a-t-il argué, pour un maximum de travail, on va avoir un minimum de récompenses.»

Ça n'enlève rien aux grandes qualités de Froch, «un boxeur imprévisible au style inorthodoxe qui a montré qu'il pouvait être très futé au cours du tournoi du Super Six», selon Larouche.

«Il change souvent de rythme, c'est souvent quand il paraît en difficulté qu'il explose, a analysé l'entraîneur. Une de ses grandes forces, c'est que même quand ça va mal, on ne peut pas le compter pour battu. C'est un gars qui devient très fort dans l'adversité.»

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