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Les États-Unis mettent en garde ses ressortissants contre les manifestations

11/05/2012 07:16 EDT | Actualisé 11/07/2012 05:12 EDT

MONTRÉAL - L'ambassade américaine au Canada a lancé, à la fin avril, un avis d'avertissement en raison des nombreuses manifestations liées au conflit sur les droits de scolarité survenues à Montréal.

Les touristes américains ont été mis en garde contre d'éventuelles «violences imprévisibles», du «vandalisme» et des «arrestations» dans un message diffusé le 27 avril par l'ambassade d'Ottawa à l'intention des visiteurs se dirigeant vers Montréal.

Le message indique aux ressortissants américains visitant la métropole que bien que les commerces demeurent ouverts, la circulation automobile et le transport collectif peuvent être perturbés. Les touristes se font également dire qu'ils pourraient se retrouver dans des manifestations et que, bien que la plupart d'entre elles aient été pacifiques, certaines peuvent devenir «potentiellement violentes».

Des diplomates américains ont pris la peine de s'exprimer sur l'affaire, vendredi, réduisant l'importance de la note d'information: ils ont ainsi appelé plusieurs médias pour souligner que celle-ci devait être considérée comme un «message de sécurité» et ne doit pas être confondue avec les avertissements pour les voyageurs émis pour 31 pays, dont la Syrie, Haïti et l'Iran.

Le message, disent les diplomates, relève de la routine.

Selon un responsable consulaire, lorsque le message de sécurité a été lancé, la police était davantage présente, et certaines manifestations avaient été violentes. Des pierres avaient été lancées et du vandalisme avait été commis, a-t-il dit.

Il a ajouté que l'ambassade d'Ottawa doit offrir des informations en vertu d'une «politique d'absence de normes doubles», signifiant que les consulats doivent s'assurer de partager avec les citoyens américains toutes les informations concernant des menaces qu'ils possèdent.

L'annonce du message américain, qui était largement passé sous l'écran radar médiatique, s'est répandue dans les médias montréalais vendredi et a alimenté des spéculations à propos d'un éventuel impact économique de trois mois de conflit étudiant.

De telles craintent augmentent désormais, alors que la saison estival des festivals s'approche. Les célèbres festivals de jazz et Juste pour rire de Montréal, ainsi que les festivités du Grand prix sont concentrées près des rues et places publiques qui ont été visitées par les protestataires.

L'Association facultaire des étudiants en arts de l'UQAM, dans une motion adoptée cette semaine en assemblée, énonce plutôt que la grève a été trop tranquille.

L'association vise désormais à faire annuler le Grand prix du Canada, un événement qui est décrit comme représentant des valeurs sexistes, non environnementales, élitistes et économiques «à abolir».

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