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Examens médicaux "de routine" pour le vice-président irakien en fuite

11/05/2012 12:05 EDT | Actualisé 11/07/2012 05:12 EDT

Le vice-président irakien Tarek al-Hachémi, accusé de meurtres en Irak et au centre d'une controverse entre Bagdad et la Turquie qui refuse de l'extrader, a subi des "examens médicaux de routine" n'exigeant pas d'hospitalisation, ont indiqué ses services vendredi.

"M. Hachémi a subi des examens médicaux de routine, dont les résultats sont normaux, et il n'a pas besoin d'être admis à l'hôpital, contrairement à ce qu'ont indiqué certaines agences", selon un communiqué publié par les services du vice-président sur son site internet. Aucun détail supplémentaire n'est fourni.

La chaîne d'information NTV avait auparavant affirmé que M. Hachémi serait traité pour une maladie non précisée dans un établissement militaire de la capitale turque.

Une source diplomatique turque sous couvert de l'anonymat avait confirmé que M. Hachémi avait quitté Istanbul pour Ankara.

M. Hachémi, un sunnite, a par ailleurs "eu des contacts avec des dirigeants politiques en Irak afin de suivre la situation politique dans le pays", selon le communiqué de ses services.

Ankara a prévenu mercredi que Tarek al-Hachémi, en fuite et qui est à Istanbul depuis début avril, ne serait pas extradé. Son procès, reporté jeudi, doit s'ouvrir le 15 mai à Bagdad.

Le ton est nettement monté ces derniers mois entre les deux pays, dont les dirigeants ont échangé des propos assez vifs. Outre le dossier Hachémi, la Turquie, très majoritairement sunnite, a reproché en avril au Premier ministre irakien chiite Nouri al-Maliki de monopoliser le pouvoir et de discriminations à l'égard des groupes sunnites dans son gouvernement.

M. Maliki a répliqué en accusant la Turquie d'être en train de devenir un ennemi dans la région en cherchant à la dominer et à s'ingérer dans les affaires intérieures de ses voisins.

BA/pm/ahe/cco

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