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Bruxelles prévoit 1,3 pour cent de croissance en 2013 pour la France

11/05/2012 09:10 EDT | Actualisé 11/07/2012 05:12 EDT

BRUXELLES - La Commission européenne prévoit que le déficit public de la France atteindra 4,2 pour cent de son produit intérieur brut (PIB) en 2013, loin de l'objectif d'un retour à 3 pour cent que s'est fixé François Hollande. Dans ses «prévisions de printemps», réalisées toutefois sur l'hypothèse de «politiques inchangées», Bruxelles anticipe également une croissance de 0,5 pour cent en 2012 et de 1,3 pour cent en 2013, moins que l'hypothèse de 1,7 pour cent du président-élu.

Interrogé par la presse dans son fief de Tulle vendredi, François Hollande a assuré qu'il savait déjà que la «dégradation» de la situation était plus importante que ne l'avait annoncé le gouvernement sortant, et rappelé qu'il avait demandé à la Cour des comptes une évaluation «réalité budgétaire de notre pays».

«Je savais depuis plusieurs semaines qu'il y avait une dégradation plus grande que le gouvernement sortant ne le disait de nos comptes publics, a-t-il dit. Nous avons confirmation».

«Ça méritera d'être regardé, analysé, j'attends le rapport de la Cour des comptes pour ensuite prendre les décisions qui s'imposeront». Mais il a réfuté l'idée que cela réduise sa marge de manoeuvre: «nous avions déjà anticipé», a-t-il assuré.

Dans sa feuille de route ou «agenda du changement», publié avant l'élection, François Hollande avait annoncé un «gel conservatoire d'une partie des dépenses, (...) dans l'attente de la publication par la Cour des comptes du rapport sur la situation et les perspectives des finances publiques», devant intervenir fin juin.

Le président sortant Nicolas Sarkozy, comme son adversaire socialiste François Hollande, avaient avancé une hypothèse de croissance de 1,7 pour cent l'an prochain. Le président-élu, comme son prédécesseur, prévoit de ramener l'an prochain le déficit public à 3 pour cent du PIB, le seuil fixé par le pacte de stabilité européen. Il a promis un retour à l'équilibre en 2017, à la fin de son mandat.

Dans ses prévisions de printemps, la Commission confirme l'impact de la crise de la dette sur les 17 pays de la zone euro: elle prévoit désormais une contraction de l'économie de la zone euro cette année, avec une réduction du PIB de -0,3 pour cent de croissance, alors qu'en novembre elle anticipait encore une croissance de 0,5 pour cent pour cette année. Elle annonce en revanche une croissance de 1 pour cent l'an prochain.

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