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Les principaux partis en présence pour les législatives du 10 mai

10/05/2012 05:52 EDT | Actualisé 10/07/2012 05:12 EDT

Les deux principaux partis en lice pour les législatives du 10 mai en Algérie sont le Front de Libération Nationale (FLN) et le Rassemblement national démocratique (RND), coalisés depuis 2004 dans une alliance soutenant le président Abdelaziz Bouteflika.

Le FLN, majoritaire dans l'Assemble populaire nationale (APN) sortante, espère conforter sa présence dans le futur parlement malgré une fronde interne contre les listes des candidats qui a failli conduire à sa scission.

Son patron Abdelaziz Belkhadem parie sur une victoire du FLN, suivi par les islamistes avec 35% des voix et qui se présentent en rangs serrés au scrutin pour tenter de profiter de la victoire de cette mouvance dans les pays du Printemps arabe.

Le RND (62 députés sortants), dirigé par le Premier ministre Ahmed Ouyahia, a appelé à "voter utile" face à une éventuelle poussée islamiste.

Au total, 44 partis sont en lice pour ce scrutin, dont 21 nouvelles formations, peu influentes pour la plupart, autorisées en vertu d'une nouvelle loi adoptée dans le cadre des réformes menées sous l'égide de M. Bouteflika.

Parmi ces formations, l'alliance islamiste "L'Algérie verte" regroupe le Mouvement de la société pour la paix (MSP, 51 sortants), Ennahda (renaissance) et le Mouvement El Islah (réforme). Elle espère remporter plus de 100 sièges sur les 462 de la future Assemblée nationale.

Le MSP a quitté en janvier l'Alliance présidentielle (aux côtés du RND et du FLN) tout en maintenant ses quatre ministres dans le gouvernement Ouyahia.

Parmi les quatre autres formations islamistes, le Front islamiste du Changement (FC), fondé par un dissident du MSP, l'ancien ministre de l'Industrie Abdelmadjid Menasra, et le nouveau parti du Front pour la Justice et le développement (FJD) du chef radical Abdallah Djaballah.

Le Parti des travailleurs (PT, gauche radicale, 26 députés sortants) dirigé par Louisa Hanoune, opposée au FMI et à la Banque Mondiale, est en perte de vitesse.

Le Front des forces socialistes (FFS) du vieil opposant Hocine Aït Ahmed se lance dans la bataille après avoir boycotté les législatives de 2002 et de 2007.

Son rival, le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD, opposition laïque), qui avait 19 députés essentiellement en Kabylie, boycottera le scrutin.

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