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Le chef des observateurs de l'ONU sur les lieux des attentats à Damas (AFP)

10/05/2012 03:09 EDT | Actualisé 09/07/2012 05:12 EDT

Le chef des observateurs de l'ONU, le général norvégien Robert Mood, s'est rendu jeudi matin sur le lieu des deux attentats perpétrés à Damas vers 05H00 GMT, a constaté un photographe de l'AFP.

La télévision d'Etat, selon qui les attentats ont fait des dizaines de morts et de blessés, a également fait état de cette visite.

Une mission d'observation se trouve en Syrie depuis le 15 avril, conformément au plan de sortie de crise de l'émissaire international Kofi Annan, afin de surveiller l'application d'un cessez-le-feu pourtant continuellement ignoré.

Mercredi, une bombe a explosé au passage d'un convoi d'observateurs, blessant 10 soldats syriens qui les escortaient, et le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a estimé que cette attaque pourrait remettre en cause la mission onusienne.

Deux attentats ont frappé quasi-simultanément jeudi la capitale syrienne, frappée ces derniers mois par une série d'attaques meurtrières.

Ils ont fait, selon la télévision d'Etat et l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), des dizaines de morts et de blessés.

Les attaques ont été commises par des "terroristes" sur la voie rapide du sud, dans le secteur de Qazzaz, "au moment où les gens se rendaient à leur travail et les élèves à l'école", a affirmé la chaîne, ajoutant que la majorité des victimes étaient des civils.

De son côté, l'OSDH a indiqué que les deux explosions, dont l'une à la voiture piégée, avaient visé un centre des renseignements.

Deux colonnes de fumée se sont élevées au-dessus de la capitale, où les vitres des habitations ont tremblé, selon une correspondante de l'AFP.

Selon le photographe de l'AFP, de nombreuses voitures civiles ont été détruites et les façades de certains bâtiments soufflées.

Le dernier attentat meurtrier à Damas remonte au 27 avril. Onze personnes avaient alors péri dans l'attaque suicide en face d'une mosquée.

Le régime de Bachar al-Assad est confronté depuis près de 14 mois à une révolte populaire qu'il refuse de reconnaître et réprime dans le sang. Il accuse des "terroristes" d'être à l'origine des violences dans le pays et de commettre ces attentats.

L'opposition syrienne accuse de son côté le régime de "fabriquer" ces attentats.

La répression par le régime de la révolte populaire qui s'est militarisée au fil des mois et les combats entre soldats et insurgés ont fait près de 12.000 morts depuis mars 2011, en grande majorité des civils tués par les troupes gouvernementales.

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