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Des manifestants s'opposant à l'avortement ont déambulé dans les rues d'Ottawa

10/05/2012 04:19 EDT | Actualisé 10/07/2012 05:12 EDT

OTTAWA - Des milliers de manifestants opposés à l'avortement ont envahi les rues d'Ottawa, jeudi, à l'occasion de l'annuelle «Marche pour la vie».

Plusieurs adolescents, qui avaient obtenu une journée de congé de la part de leurs écoles catholiques, ont assisté à l'évènement et entonné des chansons. Ils ont été rejoints par des leaders religieux et des gens de tous les âges, incluant des familles et de jeunes enfants. La marche a duré près de deux heures.

Cette manifestation avait lieu deux semaines après qu'un député conservateur eut essayé de rouvrir le débat au pays.

Bien que le premier ministre Stephen Harper ait rejeté le projet de loi d'initiative parlementaire du député Stephen Woodworth à la fin du mois d'avril, cela n'a pas empêché l'opposition d'accuser les conservateurs d'utiliser la manoeuvre comme une façon détournée de raviver le débat sur ce sujet sensible.

Même s'il était difficile d'évaluer l'ampleur de la foule massée jeudi sur la colline parlementaire, il semblait y avoir moins de manifestants que lors de l'édition précédente. La foule avait alors été estimée à 15 000 personnes par les organisateurs.

Les manifestants ont exhorté le gouvernement à légiférer sur l'avortement afin de garantir la protection de tous les êtres humains, du moment de leur conception jusqu'à leur mort naturelle.

Malgré l'insistance du gouvernement à ne pas rouvrir le débat, c'est déjà chose faite, selon Bruce Clemenger, président de l'Alliance évangélique du Canada.

«Nous ne pouvons pas nous permettre de ne pas avoir cette conversation, a-t-il lancé à la foule. Je crois que le Parlement doit s'intéresser à ce à quoi les Canadiens croient.»

L'événement était aussi l'occasion pour les participants de commémorer le jour de 1969 où le Parlement canadien a pour la première fois décriminalisé l'avortement dans certaines circonstances.

Quelques dizaines de militants en faveur du droit à l'avortement étaient également sur place, certains se tenant sur les côtés du rassemblement et criant: «Mon corps, mon choix.»

Le projet de loi non-contraignant de M. Woodworth, qui été débattu pendant une heure le mois dernier, implique la mise sur pied d'un comité chargé d'étudier une clause du Code criminel qui pourrait redéfinir le moment à laquelle la vie humaine commence.

Le projet de loi devrait faire un retour à la Chambre des communes le mois prochain ou en septembre, pour un autre débat et le vote.

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