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Des femmes autochtones réclament plus de données sur la violence sexiste

10/05/2012 10:45 EDT | Actualisé 10/07/2012 05:12 EDT

Les femmes autochtones à travers le monde souffrent de manière disproportionnée de violence sexiste, mais elles soutiennent qu'un manque de données a permis aux gouvernements d'ignorer le problème.

Les membres de l'Instance permanente sur les questions autochtones ont réclamé jeudi aux Nations unies de meilleures statistiques pour mettre en lumière le problème et aider à trouver des solutions.

Myrna Cunningham Kain, une femme autochtone du Nicaragua et membre du forum permanent, a fait valoir qu'il n'y a pas de données désagrégées dans la majorité des pays membres, ce qui fait qu'il est impossible de prouver qu'il y a plus de violences contre les femmes autochtones.

Mme Kain a souligné qu'au Canada, l'un des seuls pays à publier des données distinctes, les femmes autochtones sont trois fois plus à risque d'être agressées sexuellement et sept fois plus à risque d'être tuées que les femmes non autochtones.

Jeannette Corbiere Lavell, présidente de l'Association des femmes autochtones du Canada, a affirmé qu'environ une femme autochtone sur cinq dans son pays a subi de la violence sexiste.

Au Kenya, sept femmes autochtones sur dix ont été victimes de telles violences, a soutenu Agens Leina, de Il'laramak Community Concerns — un groupe de défense des droits des autochtones.

Mme Kain a aussi dit croire que la violence contre les femmes autochtones est un problème complexe car les racines se trouvent à la fois à l'intérieur et à l'extérieur des communautés.

Par exemple, certaines communautés peuvent maintenir des pratiques culturelles nocives, telles que la mutilation d'organes génitaux en Afrique, qui doivent encore «être harmonisées avec les droits internationaux de la personne».

Dans d'autres cas, des communautés autochtones marginalisées font souvent l'objet d'un manque de respect des gouvernements et sont disproportionnellement affectées par des conflits armés.

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