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Grève étudiante: la CLASSE rejette l'entente de principe conclue avec le gouvernement

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CLASSE
CAPTURE D'ÉCRAN

La Coalition large de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE) rejette officiellement l'entente de principe conclue le 5 mai dernier entre le gouvernement et les leaders étudiants. Réunis en assemblée extraordinaire à Montréal, les membres de la coalition ont rejeté l'entente par 70 voix contre zéro. La CLASSE note aussi 10 abstentions.

Les porte-parole de la CLASSE tiendront une conférence de presse à 15 h jeudi après-midi pour annoncer son plan d'action dans la poursuite de sa lutte contre la hausse des droits de scolarité.

En entrevue au Réseau de l'information, l'une des deux porte-parole de la CLASSE, Jeanne Reynolds, a expliqué que la direction de son mouvement a décidé d'avancer la tenue de ce congrès, qui se tient habituellement la fin de semaine étant donné le contexte.

« On a décidé de devancer le congrès ce jeudi pour parler de l'offre faite par la ministre, voir quelle a été la réponse des associations étudiantes et répliquer à la ministre par rapport à l'offre qui a été faite », dit-elle. « On va voir quels moyens d'action vont être entrepris pour la suite des choses. »

La porte-parole de la CLASSE explique que les associations étudiantes qui se sont prononcées sur l'offre ont souvent « pris des mandats pour aller dans une certaine direction », et que ces positions seront évaluées par les membres de l'exécutif.

Mme Reynolds affirme ne pas savoir si la CLASSE est en contact avec le gouvernement du Québec. Elle dit cependant croire qu'elle serait invitée à participer à d'éventuelles nouvelles discussions avec Québec.

« Si une nouvelle rencontre a lieu comme la semaine dernière, j'imagine que l'ensemble des représentants et représentantes qui étaient là, à la table des négociations, vont y être également, puisque ce sont toutes des associations qui font partie du conseil provisoire [sur la gestion des universités] et, dans ce sens-là, ils et elles ont tous un droit de regard, j'imagine. »

Les fédérations étudiantes collégiale et universitaire du Québec (FECQ et FEUQ), ont déjà demandé au gouvernement de se rasseoir à la table des négociations afin d'éclaircir des zones grises qui suscitent la méfiance des étudiants. Jusqu'ici, le gouvernement n'a pas donné signe qu'il entend agir de la sorte.

Selon la FECQ et la FEUQ, 79 associations étudiantes représentant 204 000 étudiants ont rejeté l'entente de principe. Seules deux associations représentant 3200 étudiants - celles du cégep de la Gaspésie (campus de Gaspé) et du cégep de Rimouski - l'ont acceptée.

D'autres associations étudiantes se prononcent sur l'accord jeudi, dont celles du Cégep André-Laurendeau, où près de 3000 étudiants débraient depuis le 27 février.

À Terrebonne, le vote de mardi au Cégep régional de Lanaudière, pour un retour en classe, a été invalidé jeudi, en raison d'un vice de procédure lors du vote. Les étudiants de ce cégep sont donc toujours en grève.

Selon la CLASSE, plus de 165 000 cégépiens et universitaires du Québec débraient pour contester la hausse des droits de scolarité. Certains débraient depuis la mi-février.

La Fédération des cégeps a déjà indiqué cette semaine que les cégeps où le débrayage est en cours depuis le plus longtemps ne pourront pas terminer leur session d'ici le 30 juin, comme elles l'espéraient.

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